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lundi 21 février 2011

Dernière étape : Lima

Il n'y a pas encore de carnaval à Huancayo mais nous avons quand même pu profiter de la ville et d'un village des environs. Nous avons vu des vrais faux ateliers de tissage qui fermaient après le passage du dernier touriste de voyage organiser. C'était trop voyant. Imaginez 300 tuniques supposées faites main et pas l'ombre d'un travailleur et qui reste fermé toute l'après-midi alors que les agressions répétitives des vendeurs nous ont prouvé qu'il n'y avait des tours organisés que le matin. Nous avons finalement acheté quelques souvenirs dans un atelier qui travaillait l'après-midi et qui a eu l'honnêteté de nous dire quels articles étaient faits en usine.
Tissu artisanal
 
Nous avons rejoint la côte au sud de Lima avec le pire voyage en bus qu'il fut possible d'avoir depuis notre arrivée sur ce continent et dans ce monde. On nous avait promis un bus cama pour lequel nous avions payé un petit supplément (1,20€). Nous avons non-seulement eu un siège semi-cama mais pour faire passer l'illusion qu'il s'agissait d'un cama, ils les avaient éloignés les uns des autres de sorte qu'il était impossible de dormir sans faire du toboggan sur son siège. Nous avons pris une correspondance pour Ica ou c'était le contraire mais étant un bus de jour cela ne nous a gêner qu'au niveau des jambes.
Cela valait le coup. Nous sommes arrivés dans un oasis au milieu des dunes de sable fin à perte de vue. Cette station balnéaire qui est imprimée sur les billets de 50 soles s'appelle Huacachina. L'hostel était plus que confortable même si dans un endroit pareil il n'est pas nécessaire de rêver d'une cuisine puisque tout le monde fait également restaurant. Nous avons enfin pu profiter du soleil près de la piscine et dans les dunes. Entre autre, du coucher sur le désert au sommet de la dune la plus proche.
La lagune au milieu de l'oasis

Vous voyez cette montagne ? Allez voir là-haut si j'y suis...
Et ils y allèrent, il marchèrent longtemps très longtemps
Quand soudain le miracle s'accomplit
Ca vous épate


Nous voulions retourner nous baigner dans l'océan et aux dires des péruviens les plages de Lima ne sont pas vraiment propres. Nous nous sommes donc arrêtés à Pisco pour en profiter. La ville a été rasé par un tremblement de terre en 2007 et la reconstruction prend du temps à cause des affaires de détournement d'argent public entre autres. Nous avons profité quelques heures d'une plage polluée avant de devoir rentrer avant la tombée de la nuit car des attaques armées se sont produites récemment sur des touristes. Nous avons donc profité de l'occasion pour préparer notre premier vrai repas depuis Cuzco et dormir une vraie nuit.
La mairie de Pisco


Nous sommes repartis hier matin par bus vers Lima et plus précisément Miraflores. Notre voyage fut agrémenté de Scarface dans un bus où voyagent des enfants de tout âge. Ce n'est pas la première fois que nous avons droit à un film outrageusement violent dans un bus et certains étaient même pires que Scarface. Arrivé à Lima, Nora s'est aperçu que les jumelles avaient disparues d'une poche de son sac. Tant pis. L'hostel dans lequel nous sommes arrivés est plutôt bruyant et la nourriture disparaît à chaque repas du frigo mais il a l'avantage d'être à 200 mètres des falaises qui dominent l'océan pacifique.


lundi 13 décembre 2010

Baignade dans le pacifique et nouvelles du Pérou

Nous ne sommes pas encore au Pérou mais il ne faut pas que ça tarde. Alors que nous n'attendions plus de nouvelles du projet pour lequel nous avions postulé dans les montagnes des Incas, nous venons d'en recevoir et vraiment encourageantes pour le déroulement du volontariat. Nous avons, depuis Santiago, pris le bus vers le nord comme cela était prévu mais nous nous sommes décidé à l'abandonner à Coquimbo plutôt qu'à La Serena pour pouvoir profiter des plages au sud de la première. Bien nous en a pris même si les deux heures à attendre le bus de 7:00 furent longues malgré la compagnie des frères Karamazov (je ne vous avez pas dit que Dostoïevski avait remplacé Dumas). Nous sommes arrivés dans un petit village de pêche au bord d'une baie ouverte sur le pacifique. L'océan est turquoise mais il vaut des fois mieux se baigner dans un lac gelé après un sauna que de courir dans le pacifique même après deux heures de soleil. Nous nous sommes installé dans un camping un peu cher du bord de mer mais c'était ce qui se faisait de mieux au niveau du prix et nous avons vite compris pourquoi. Si les gringos ne connaissent pas forcément Guanaqueros, les chiliens le connaissent et vous demande volontiers pourquoi vous êtes ici plutôt qu'entre La Serena et Coquimbo. Quand vous expliquez que c'est par hasard et qu'il s'agit d'une décision prise à 5:00, ils sont interloqués. Je ne sais pas si j'ai expliqué comment parler chilien. Pour ce qui ont vu Snatch, imaginez Brad Pitt qui parle espagnol dans le film. Vous ne comprennez rien parce qu'ils parlent trop vite et qu'ils n'articulent pas mais vous répètent à souhait que ce n'est pas grave car eux non plus ne se comprennent pas. J'ai du coup pensé qu'il s'agissait d'un moyen de tout mettre dans une situation de qui pro quo durant la dictature. Le policier n'étant pas sûr de ce qu'a dit la personne, il ne peut pas l'arrêter mais cette possibilité entend également le contraire. Je vous disais donc avant que je sois interrompu par moi-même, sans doute sous l'effet du pisco sour, que les autochtones ne sont pas forcément à voir beaucoup de gringos et cela n'est pas forcément pour leur faire plaisir. Quand nous avons voulu acheter du poisson au marché, le prix annoncé était plus que fantaisiste mais la quantité minimale était là pour appuyer la fantaisie du prix. Qu'à cela ne tienne, le boucher nous a vendu de la viande et les restaurants coûtaient au final moins cher que la supérette. Beaucoup d'autres personnes ont été plus qu'aimables surtout quand un de nous deux se balader tout seul. J'entends les chiliens pour Nora et les chiliennes pour moi bien qu'en moins grand nombre de mon côté. Après ces deux jours où nous n'avons pas fait grand chose à part manger, dormir sur la plage et observer ce qui s'y échouait, nous avons fait du stop pour rejoindre La Serena. Si j'ai parlait de ce qui s'échouait sur la plage de Guanaqueros, c'est que je voulais en dire deux mots. Contrairement à beaucoup de plages des côtes européennes, il n' y a pas que des ordures et des méduses ici. Nous avons vu un phoque d'un peu plus de deux mètres déchiqueté venir s'échouer sur le plage où nous étions.
La ville est de style colonial pour le centre-ville et de style néo-capitaliste pour le centre commercial dans lequel nous avons bataillé un dimanche de l'avant pour trouver une bouteille de gaz correspondant à notre brûleur. Si les lieux d'intérêt ne manquent pas dans le centre-ville, la sortie du centre commercial fut pour nous un soulagement. Cependant, le désir de fraises m'a permis de discuter avec une vendeuse qui m'a conseillait un fruit que je n'aurais pas acheté puisque je ne savais pas ce que c'était. Cela est un chirimoya et bon. Nous renouvellerons l'expérience avec un petit pisco sour (cocktail de liqueur de raisin avec du citron et du soda).
Guanaqueros

Les pélicans attendent près du port l'heure de la soupe

Un calamar échoué qui fait dans les 80 centimètres de long

Le phoque échoué

Cette fois-ci, ce n'est pas de la glace comme en Patagonie

L'église de La Serena

Une crèche comme les autres mais on dirait que Marie va à la plage