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mardi 22 février 2011

Summer austral hits

Le tube incontesté est Shakira et son Loca, Loca (en castellano)
Peruviesu slagers
Some argentinian rap
Tube chilien

mardi 21 décembre 2010

Salar d'Uyuni et autres curiosités boliviennes

Nous avons quitté le désert d'Atacama du côté chilien pour l'altiplano bolivien. Avant de partir, nous avons profité de deux petits bains d'eau salée. La première lagune était tellement salée que nous n'avions pas besoin de nager pour maintenir la tête hors de l'eau. La seconde nous a permis de laver un peu le sel que nous avions accumulé lors de notre premier bain. Nous avons ensuite profité du soleil couchant sur la plaine de sel d'Atacama en buvant un petit pisco sour.
Les frontières terrestres du Chili avec ses voisins sont délimitées principalement par les Andes sauf pour le Pérou au niveau du pacifique et l'Argentine au niveau de la terre de feu.  Celle avec la Bolivie est particulièrement haute et est l'objet de ressentiment du côté bolivien et d'une fierté parfois déplacée du côté chilien. Le Chili ayant gagné la guerre du Pacifique contre la Bolivie et le Pérou en cédant la Patagonie à l'Argentine pour qu'elle n'entre pas en guerre, l'accès de la Bolivie à la mer est passé sous contrôle chilien. Cette partie du territoire est particulièrement riche en cuivre et est un lieu privilégié par les européens et les japonais pour l'installation de télescopes géants. La frontière, définie en 1904, est la ligne de partage des eaux et elles se partagent à 4800 mètres d'altitude. La montée vers le col se fait assez rapidement même avec un minibus et si le mal des montagnes nous a épargné, les premiers efforts se font tout le temps avec le souffle court, les poumons cherchant désespérément de l'oxygène pour alimenter les muscles. Si les frontières chiliennes sont un vrai casse-tête administratif, la frontière bolivienne se passe sans souci. Une américaine de notre groupe résidant au Chili ne nous a pas suivi en Bolivie à cause des formalités chiliennes. Dès les premiers kilomètres, la magie de cette partie volcanique de l'altiplano andin nous tient sous le charme. Les différentes oxydations des minéraux issus du volcanisme donnent aux lagunes et aux montagnes des couleurs inimaginables. A l'image de la région de Cafayate et de celle de Mendoza, ces couleurs sont au nombre de sept. Nous avons commencé par une lagune blanche pour poursuivre avec une verte. Nous avons pu profité d'un bain chaud en pleine nature à 4500 mètre d'altitude grâce à une source sortant à la température de 30ºC. Tous ces endroits sont séparés les uns des autres par des étendues désertiques de sable ou de roche. Nous avons ensuite pu observer de près des geysers et des fumerolles suivant les mêmes coloris. C'est impressionnant de voir la boue bouillonnante et les colonnes de fumée sortant du sol. Les rares endroits de pâtures sont peuplées de lamas et de vicuñas. Nous sommes arrivé dans un refuge situé au milieu du désert sur les flans d'une montagne donnant sur une lagune qui devient rouge le soir quand le vent se lève. Nora n'a pas pu observer ce spectacle à cause d'une insolation qui fut heureusement vite oubliée.
La deuxième journée a pour but de nous amener sur les bords de la plaine de sel d'Uyuni en suivant des lagunes peuplée de flamands roses. L'activité volcanique dégage beaucoup de souffre et le pourrissement des algues laissées à l'air libre par l'évaporation donne à certaines lagunes une odeur plus que désagréable. Nous nous sommes également arrêtés près d'une formation rocheuse aux aspects surprenants, la plus connues étant l'arbre de pierre mais je vous laisse découvrir celle que j'ai trouvé et qui a beaucoup fait rire Fabiano notre guide Aymara. Le reste du voyage nous a permis d'observer l'altiplano et ses volcans et d'atteindre un hôtel construit en sel. Les murs sont des blocs de sel découpés dans la plaine de sel et sont joints par du sel humidifié. Le sol est couvert de sel, ce qui n'est pas forcément pratique avant l'accès au lit. Nous avons bien mangé et même goûté un peu de vin bolivien qui eut vite fait de nous monter à la tête à cette altitude et après la journée harassante.
Ce matin, nous nous sommes levés à 4h30 pour pouvoir observer le lever de soleil sur la plaine de sel d'Uyuni. Le spectacle vaut la courte nuit. Pour s'imaginer la chose, il faut avoir vu une plaine de sel ou une mer sous une couche de glace. Ici, oubliez le golfe de Riga pris sous la glace puisque l'étendu plane de sel fait 160 kilomètres de large pour 200 de long. Les prises de vue sur cette étendue sans frontières se basent principalement sur la perspective. Une séance est même prévue au beau milieu de nulle part pour laisser libre court à l'imagination. Au milieu de ce qui s'appelle en espagnol salar d'Uyuni, se trouve un île couverte de cactus pour certains milénaires et atteignant des hauteurs allant jusqu'à 15 mètres. Le sommet de cette montagne était un lieu de sacrifice à Pachamama, la terre-mère, d'un lama pour avoir de bonnes récoltes. Le changement climatique étant perceptible ici aussi, les saisons sont de plus en plus sèches et l'agriculture devient difficile avec des saisons pluvieuses de moins en moins généreuses à des hivers encore plus secs. Les enfants ont même pris l'habitude de ne plus colorer le sommet des montagnes en blanc. Le second impact à court terme et la disparition des lagunes et de l'humidité qu'elles libèrent. Il en résultera l'extinction d'espèces de flamands roses propres à la région. Pour en revenir à l'île aux cactus, celle-ci est d'origine volcanique mais la roche basaltique est recouverte de corail fossilisé qui lui donne une couleur blanchâtre. Cette île était sans doute enfouie sous des mètres d'eau qui en disparaissant ont laissé du sel. La légende indigène est beaucoup plus belle mais au moins aussi triste que l'assèchement d'une mer. Deux volcans représentant les parents ont abandonné leur fils, l'île, qui a force de pleurer son esseulement a créer le salar puisque les larmes sont salées. Pour les géographes, la mer qui a existé à cette altitude et dont le lac Titicaca est un vestige est tout simplement due à l'élévation d'une partie de l'océan pacifique, les températures et la secheresse de la région ont crée la plaine de sel. Nous avons fini l'excursion par la visite du cimetière de trains d'Uyuni qui est malheureusement aussi celui de tous les détritus de la ville poussés par le vent venant du salar. La Bolivie ayant été mal gouvernée pendant des décennies, elle est un des état les plus pauvres du monde malgré ses richesses minérales, par conséquent, l'écologie n'est pas le souci premier des boliviens. Nous devrions nous diriger vers Potosi et Sucre dans les jours qui suivent et passer le premier de l'an aux alentours de La Paz en compagnie de Roberto que nous avons rencontré à Ushuaïa.

Il fait bon prendre un bain pour destresser

Mais ici, ça serait un peu trop chaud

Une algue donne une couleur rouge à cette lagune

Laissons libre court à l'imagination

Les flamands vivent dans une odeur de souffre prennante

La vue d'une montagne avec mes lunettes

Nous avons passé une nuit salée

Le soleil levant sur le salar

Ce n'est pas le plus grand

Je savais que Nora n'hésiterait pas á m'écraser

Mais je garde la main dessus

A ce moment, je cherche un arbre derrière lequel me cacher


vendredi 17 décembre 2010

Le dessert chilien

Comme je sais que vous aimez les jeux de mots je me permet d'en faire un pourri mais pourtant d'actualité puisque nous quittons le Chili pour la Bolivie et que nous sommes dans le désert. C'est impressionnant de passer plusieurs centaines de kilomètres dans un désert sec avec seulement quelques oasis de verdure et des mines à ciel ouvert pour changer des dunes et des montagnes mais c'est beau. C'est impressionnant de voir comment la foi en l'argent à le pouvoir de déplacer les montagnes à grand coup de bulldozer.
La ville de La Serena est une des choses à voir au Chili, il s'agit de la deuxième ville fondée par les espagnols dans les limites du pays. Le centre ville a gardé la touche coloniale et les couleurs originale qui déclinent entre le rouge et le jaune. Cependant, il n'y a pas de quoi passer une semaine dans cette ville car le centre historique est petit et que beaucoup de musées du pays sont fermés pour cause de grève générale dans le service public.
Nous avons donc passé le début de semaine dans une vallée où nous avons pu apprécier les étoiles à travers une visite d'un observatoire avec des explications sur le ciel, la lune, l'univers et l'astronomie. La proximité de l'océan des montagnes et la sécheresse font du ciel d'Atacama un des plus purs du monde. Nous avons campé dans une pelouse à l'ombre des arbres fruitiers à Vicuña mais dont les ouvertures nous ont permis d'admirer la pluie d'étoiles filantes. Vicuña est une ville inondée de soleil qui est le coeur de la vallée d'Elqui où poussent les arbres, la vigne et les meilleurs avocats que j'ai eu le plaisir de goûter. Nous avons pu remonter la vallée jusqu'à Horcon qui hormis son village artisanal n'a pas forcément d'attraits mais cela permet de voir toute la vallée qui est incroyable de verdure tant les montagnes alentour sont sèches. Nous nous sommes également arrêter dans la petit ville de Pisco del Elqui mais nous n'avons pu visiter la distillerie de Pisco comme nous l'avions prévu car j'avais oublié les munitions monétaires à Vicuña. Nous nous sommes rattraper le lendemain à côté de notre camping.  et visiter une distillerie de Pisco. Durant le séjour, nous avons rencontré une indigène avec qui nous avons beaucoup parler de culture et de croyance mais aussi de la société chilienne actuelle et c'était un plaisir d'avoir une vision indigène du pays quand les chiliens d'origine européenne dénigrent souvent la persistance d'une culture indigène. Je vous conseillerais donc son restaurant où il font bon manger et discuter : Chaski, dans la rue O'Higgins
Au programme des jours à venir, une visite du salar d'Uyuni et des environs avec des lagunes couvertes de flamands roses, des geysers, une lagune où il faut le vouloir pour se noyer à cause de la concentration en sel et peut-être des cavernes volcaniques.
L'église de La Serena

Un havre de paix pas cher à Vicuña, la Elquina

Ce qu'on a vu dans le petit téléscope, entre autres

Un champs d'avocats

En arrivant sur San Pedro de Atacama

lundi 13 décembre 2010

Baignade dans le pacifique et nouvelles du Pérou

Nous ne sommes pas encore au Pérou mais il ne faut pas que ça tarde. Alors que nous n'attendions plus de nouvelles du projet pour lequel nous avions postulé dans les montagnes des Incas, nous venons d'en recevoir et vraiment encourageantes pour le déroulement du volontariat. Nous avons, depuis Santiago, pris le bus vers le nord comme cela était prévu mais nous nous sommes décidé à l'abandonner à Coquimbo plutôt qu'à La Serena pour pouvoir profiter des plages au sud de la première. Bien nous en a pris même si les deux heures à attendre le bus de 7:00 furent longues malgré la compagnie des frères Karamazov (je ne vous avez pas dit que Dostoïevski avait remplacé Dumas). Nous sommes arrivés dans un petit village de pêche au bord d'une baie ouverte sur le pacifique. L'océan est turquoise mais il vaut des fois mieux se baigner dans un lac gelé après un sauna que de courir dans le pacifique même après deux heures de soleil. Nous nous sommes installé dans un camping un peu cher du bord de mer mais c'était ce qui se faisait de mieux au niveau du prix et nous avons vite compris pourquoi. Si les gringos ne connaissent pas forcément Guanaqueros, les chiliens le connaissent et vous demande volontiers pourquoi vous êtes ici plutôt qu'entre La Serena et Coquimbo. Quand vous expliquez que c'est par hasard et qu'il s'agit d'une décision prise à 5:00, ils sont interloqués. Je ne sais pas si j'ai expliqué comment parler chilien. Pour ce qui ont vu Snatch, imaginez Brad Pitt qui parle espagnol dans le film. Vous ne comprennez rien parce qu'ils parlent trop vite et qu'ils n'articulent pas mais vous répètent à souhait que ce n'est pas grave car eux non plus ne se comprennent pas. J'ai du coup pensé qu'il s'agissait d'un moyen de tout mettre dans une situation de qui pro quo durant la dictature. Le policier n'étant pas sûr de ce qu'a dit la personne, il ne peut pas l'arrêter mais cette possibilité entend également le contraire. Je vous disais donc avant que je sois interrompu par moi-même, sans doute sous l'effet du pisco sour, que les autochtones ne sont pas forcément à voir beaucoup de gringos et cela n'est pas forcément pour leur faire plaisir. Quand nous avons voulu acheter du poisson au marché, le prix annoncé était plus que fantaisiste mais la quantité minimale était là pour appuyer la fantaisie du prix. Qu'à cela ne tienne, le boucher nous a vendu de la viande et les restaurants coûtaient au final moins cher que la supérette. Beaucoup d'autres personnes ont été plus qu'aimables surtout quand un de nous deux se balader tout seul. J'entends les chiliens pour Nora et les chiliennes pour moi bien qu'en moins grand nombre de mon côté. Après ces deux jours où nous n'avons pas fait grand chose à part manger, dormir sur la plage et observer ce qui s'y échouait, nous avons fait du stop pour rejoindre La Serena. Si j'ai parlait de ce qui s'échouait sur la plage de Guanaqueros, c'est que je voulais en dire deux mots. Contrairement à beaucoup de plages des côtes européennes, il n' y a pas que des ordures et des méduses ici. Nous avons vu un phoque d'un peu plus de deux mètres déchiqueté venir s'échouer sur le plage où nous étions.
La ville est de style colonial pour le centre-ville et de style néo-capitaliste pour le centre commercial dans lequel nous avons bataillé un dimanche de l'avant pour trouver une bouteille de gaz correspondant à notre brûleur. Si les lieux d'intérêt ne manquent pas dans le centre-ville, la sortie du centre commercial fut pour nous un soulagement. Cependant, le désir de fraises m'a permis de discuter avec une vendeuse qui m'a conseillait un fruit que je n'aurais pas acheté puisque je ne savais pas ce que c'était. Cela est un chirimoya et bon. Nous renouvellerons l'expérience avec un petit pisco sour (cocktail de liqueur de raisin avec du citron et du soda).
Guanaqueros

Les pélicans attendent près du port l'heure de la soupe

Un calamar échoué qui fait dans les 80 centimètres de long

Le phoque échoué

Cette fois-ci, ce n'est pas de la glace comme en Patagonie

L'église de La Serena

Une crèche comme les autres mais on dirait que Marie va à la plage

jeudi 9 décembre 2010

Santiago du Chili, de San Cristobal à Santa Lucia

Nous avons prévu de quitter Santiago ce soir pour rejoindre une ville côtière et ses environs qui se nomme La Serena. Entre temps, nous avons visité le centre de Santiago et une petite colline qui s'y trouve.
Les montagnes entourent la villle
Le centre-ville a l'architecture quadrillée qu'ont de nombreuses cités à travers le continent. Cela est dû à des installations militaires où la place centrale était celle où les premiers colons réunissaient les armes pour parer d'éventuelles attaques de tribues locales pas forcément pacifiques. Si en Argentine, elles ont étés renommées Plaza de Mayo (de macho en prononciation argentine du coup j'avais cru au départ qu'il s'agissait de la place des mâles et je ne savais pas si Nora pouvait y aller), au Chili, elles ont gardé le nom de place d'armes. Les blocs s'étendent donc de manière quadrangulaire autour de la place centrale. A Buenos Aires, chaque bloc fait 100 mètres d'arête et suivant le numéro qui correspond au nombre de mètres de la porte, il est possible de savoir à quelle distance nous sommes de la rue perpendiculaire qui donne sur la place centrale. Cela est vrai pour la plupart des villes argentine. Ce n'est pas très clair comme explication mais cela permet de comprendre pourquoi les argentins donnent toujours une explication par blocs lorsqu'ils donnent des indications de trajets. Ici, les arêtes doivent faire à peu près la même longueur mais la numérotation est dicté par l'ordre sur la rue. 
Le centre-ville

Les blocs du centre sont essentiellement des bureaux d'administrations ou de compagnies parmi lesquelles il y a beaucoup de banques. La limite avec le quartier résidentiel est une petite colline du nom de Santa Lucia qui permet d'observer de haut les gratte-ciel du centre-ville et les environs de la capitales dont les monts sont encore enneigés. La situation géographique de Santiago n'en fait pas forcément une capitale typique d'un pays colonial puisqu'elle ne bénéficie pas d'accès direct à la mer. La vocation première de la ville fut l'installation en plein territoire tribal pour pacifier la région et prospecter les montagnes. Sa croissance est due à sa position centrale dans la vallée qui draine une grande partie des échanges du Chili avec des possibilités d'exportation grâce à Valparaiso et à l'un des meilleurs passages vers l'Argentine et donc le Paraguay, l'Uruguay et le sud du Brésil. Le centre pousse donc en hauteur sous l'influence de ces échanges et suite à la pression démographique, d'autres quartiers poussent en hauteur. Le principal essor date des années 50 et 60, époque à laquelle l'exode rural est très fort dans le pays. Le pays entier a récemment amorcé une nouvelle phase de la croissance démographique typique d'un pays dit développé avec des taux de natalité et de mortalité bas. Santiago devrait donc ralentir sa croissance au moins sur le plan démographique.
Le nord résidentiel
Contrairement à beaucoup d'autres villes que nous avons vu, Santiago a un plan de ville aéré avec beaucoup de parcs maintenus verts malgré l'aridité qui règne dans la région. L'eau est amenée des montagnes par deux fleuves dont l'un est enterré. La ville est administrée par communes travaillant ensemble sur les grands projets mais sans gouvernement métropolitain. Les quartiers sont donc très marqués. Si le centre est le lieu décisionnel par excellence, le quartier où nous sommes est résidentiel et calme. 
Le mont Santa Lucia
Santiago est également le centre universitaire du pays et le nombre d'universités est déroutant puisque chacune est une entité différente. A l'image de la Lettonie, beaucoup de jeunes sont forcés de prendre des crédits étudiants pour pouvoir payer les droits d'inscription et la vie durant les années universitaires. Un quartier accueille la majorité des bars pour étudiants et touristes près d'une des demeures de Pablo Neruda au pied du mont San Cristobal et a une vie nocturne impressionnante.

mercredi 8 décembre 2010

500 connards sur la ligne de départ

Une petite chanson de Renaud qui n'est plus actuelle pour les lieux mais malheureusement est toujours d'actualité dans les faits. J'imaginerais bien quelques guerriers quilmes, guarani ou mapuches s'occuper de ce rallye mais ça doit être à cause de la visite du musée de l'art précolombien ce matin. Même si en réalité, le musée ne parle presque pas des deux tribus qui se trouvaient seulement sur le territoire argentin.
Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents blaireaux sur leurs motos
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Le rallye mécanique
Des Mad Max de bazar
A r'commencé son cirque
Au soleil de janvier

Vont traverser l'Afrique
Avec le pieds dans l' phare
Dégueulasser les pistes
Et revenir bronzés

Ravis de cet obscène
Et pitoyable jeu
Belle aventure humaine
Selon les journaleux

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents couillons dans leurs camions
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Passe la caravane
Et les chiens n'aboient plus
Sous les roues des bécanes
Y a du sang répandu

C'lui des quelques sauvages
Qui ont voulu traverser
Les rues de leurs villages
Quand vous êtes passés

Comme des petits Romel
Tout de cuirs et d'acier
Crachant vos décibels
Aux enfants décimés

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents guignols dans leurs bagnoles
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Combien d'années encore
Ces crétins bariolés
F'ront leur terrain de sport
D'un continent entier

Combien d'années enfin
Ces bœufs sponsorisés
Prendront l' sol africain
Pour une cour de récré

Dans leurs joutes odieuses
Les bonbons bien au chaud
Au fond de leurs délicieuses
Combinaisons fluos

Valparaiso

Vue sur les hauteurs
Nous avons quitté pour une journée le calme propre de la capitale pour le joyeux bordel de Valparaiso. Cette ville, considérée comme le port de Santiago est une explosion de couleurs et de bruits, elle est jointe à la ville de Vina del Mar que nous n'avons pas visité. Dès la station de bus, les étals à même le sol annoncent la couleur et les vendeurs appellent le chaland à grand renfort de cris. Les trottoirs sont la plupart du temps jonchés d'ordures quand personne n'y tient un étal. Nous sommes loin des trottoirs propres et des rues quadrillées de Santiago mais cela a son charme.
Une partie de la corniche
Nous avons profité des quelques informations de l'office de tourisme caché dans un bâtiment qui n'invite pas forcément à entrer pour visiter les hauteurs de la ville et disposer d'une vue superbe sur la baie, sur la ville basse et le collines environnantes qui sont couvertes de maisons colorées. Les restes du séisme de février sont beaucoup plus visibles qu'à Santiago où il y a finalement peu de dommages. Valparaiso est beaucoup plus pauvre et les constructions anti-sismiques moins nombreuses. Le haut de la ville est nettement moins animé que les abords du port et la ville basse. On y accèdent normalement par des funiculaires mais la grève sévissant dans le pays, nos jambes furent notre meilleur secours. Le long de la corniche se succèdent restaurants et cafés pour touristes et maisons bourgeoises avec des points de vue magnifiques sur la baie. Les rues inondés de soleil sont souvent le théâtre de petites scènes de la vie quotidienne. Il y a des disputes, des histoires d'amour naissantes, des discussions animées qui sont plus rares à Santiago et plus ou moins inexistantes en Lettonie. Nous avons également fait un petit tour de bateau dans la baie avec un guide parlant chilien. Pour les non-initiés, le chilien ressemble beaucoup à l'espagnol à la différence près qu'il ne faut pas articuler ou prononcer la fin des mots. L'argentin se comprend très bien avec des notions d'espagnol alors que le chilien demande des efforts d'imagination considérable pour arriver à comprendre ce que votre interlocuteur veut dire. Le voyage nous a permis d'admirer la ville sous un autre angle et de voir de près des phoques ainsi que l'armada chilienne dotées de 8 bateaux au cas où les boliviens attaquent. 
Vue depuis la baie
En rentrant à Santiago, la route était bloquée pour laisser place aux pèlerins se rendant au pèlerinage de Lo Vásquez. Il s'agit d'un pèlerinage qui se fait à pied tous les 8 décembre et dont les derniers mètres se finissent sur les genoux. Dans notre ignorance, nous avons d'abord cru qu'il s'agissait de grévistes bloquant l'autoroute. Il faut dire qu'en France se sont souvent les grévistes qui brûlent des pneus au milieu des autoroutes.



Un letton est passé par là


lundi 6 décembre 2010

La fin du championnat chilien de football

Le dimanche est un jour deux fois saint pour les chiliens puisque c'est le jour du seigneur mais également le jour du football. Le championnat chilien a, hier, connu sa dernière journée pour le championnat 2010. Deux clubs de la capitale pouvaient devenir champions hier et les rues étaient peuplées de supporters des deux équipes qui attendaient les matchs de la fin de journée. Les clubs étaient le tenant du titre Colo-Colo qui n'est pas une boisson locale mais un chef Mapuche et la Universidad Catolica. Pour remporter un nouveau titre, Colo-Colo devait absolument gagner avec au moins deux buts de différence et espérer que la Universidad Catolica perde. Les clubs en face se situaient en fin de tableau pour les deux prétendants au titre. Colo-Colo a rempli sa part de contrat mais la Universidad Catolica a fait encore mieux, elle a écrasé Everton 5-0 et a donc remporté le titre. Il s'en est suivi une parade de klaxons dans les rues de la ville et la bière, le vin et le pisco ont du couler jusqu'à tard dans la nuit dans les bars de supporters. Dans l'auberge où nous sommes, le coeur allait plutôt à Colo-Colo et la soirée qui a suivi la victoire fut tout de même calme puisque le 30ème titre de champion du Chili leur est passé à côté. 
Le titre de meilleur buteur revient à un joueur de Universidad Catolica, Milovan Mirosevic qui compte 19 réalisations pour la saison. Ce joueur est emblématique pour le club puisqu'il y a commencé sa carrière et y est revenu après 5 saisons à l'étranger.

dimanche 5 décembre 2010

Un dimanche matin à Santiago du Chili

Après un petit déjeuner comme nous n'en avions plus pris depuis longtemps et une douche chaude avec l'eau qui tombe en fine pluie, nous avons profité de la température estivale pour monter au Cero San Cristobal qui surplombe la ville. Sur le chemin, une chose m'a surpris. Il y avait dans la cour d'un couvent une crèche bordée par un arbre en fleur. Avec les températures estivales, il est vraiment dur de ressentir l'esprit de Noël et je me suis dit que c'était bizarre de laisser la crèche en plein milieu de l'été.
Il faut compter une demi-heure d'ascension au milieu de joggeurs, cyclistes et autres pèlerins. La vue sur la ville est intéressante, cependant, il faut arriver à distinguer les bâtiments à travers le fin nuage de pollution qui recouvre la ville. Au sommet, il y a un lieu de culte en plein air avec une crèche en bois grandeur nature mais également une petite église où il y avait une messe quand nous sommes passés. Il faut savoir que les chiliens sont pour la majeure partie très croyants et beaucoup sont de fervents pratiquants. Ce qui est surprenant dans un tel pays est que certains joggeurs traverse le lieu de culte en courant avec de la musique plein le téléphone portable alors que des gens se recueillent.
Du haut de la colline, il est possible de détailler la ville et ses différentes extensions. Nous nous sommes arrêtes dans le quartier de Providencia, une zone résidentielle située à l'est du centre-ville. La ville est beaucoup plus aérée que son homologue argentine et les arbres sont monnaie courante dans les rues. Le reste de la ville est plutôt bas et le seul endroit où les batiments dépassent fréquemment les trois étages est le centre-ville. Pour l'instant, il nous est difficile d'imaginer que la ville a été touché par un séisme de magnitude 8,8 au mois de février. La visite du centre-ville sera peut-être plus révélatrice mais tout semble se reconstruire très vite dans ce pays qui est habitué aux tremblements de terre.

samedi 4 décembre 2010

Fleurs et plantes d'Amérique du Sud

Alors pour vous amuser un peu, j'ai décidé de vous offrir un petit jeu : nommer un maximum de plantes
Lai izbaudit ziemu, man ir maza spelite : izsaukt pukes un augi
For your entertainment, a little game : name the maximum of these plants
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