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mardi 22 février 2011

Summer austral hits

Le tube incontesté est Shakira et son Loca, Loca (en castellano)
Peruviesu slagers
Some argentinian rap
Tube chilien

mercredi 12 janvier 2011

Ca se mérite 2 : Mission Condor

Il parait que la vieille montagne appelle ceux qui doivent venir la voir. Je n’ai a priori pas était appelé assez fort. L’aventure a commencé à Cuzco la ville impériale ou peut-être même beaucoup plus longtemps avant.
Il est des histoires qu’on oublie pas et celle de Tintin et du temple du soleil m’avait marqué me poussant à en savoir plus sur cette civilisation qui adorait le soleil et qui serait caché dans des montagnes au-delà des océans et par-delà la jungle. La capitale inca est déjà une chose à voir en elle-même et la vallée sacrée est la continuation normale de la visite. Le seul regret que nous auront pour cette fois c’est de ne pas avoir approché la ville au condor à pied. Nous sommes partis de bon matin à bord d’un taxi affrété spécialement pour nous par l’agence de tourisme et nous sommes arrêtés à Ollantaytambo, une ville qui préserve des vestiges de l’époque inca et qui est, comme Cuzco, bâtie sur les ruines de l’empire qui fut sans doute le plus avancé des empires pré-colombiens. Le trajet en train dans la vallée est magnifique, les paysages qui entourent les ruines incas sont tout simplement à couper le souffle. La ville d’Aguas Calientes a par contre de quoi décevoir. Au milieu de ces ruines pluri-centenaires, la ville qui accueille les touristes vers la cité au condor est un amoncellement de constructions faites à la va-vite, certaines ne sont pas terminées pour éviter la taxe à payer pour une construction finie. La décision est prise pour un lever à quatre heures du matin qui nous permettra sans doute d’avoir un précieux coup de tampon sur le billet d’entrée qui nous permettra de monter jusqu’à la vieille montagne.
Le départ vers la vieille montagne se passe après un casse-croûte et une attente en piétinant devant la grille qui protège le pont de la centaine de marcheurs venus faire le pèlerinage vers la cité au condor. Les grilles s’ouvrent,  la marche forcée commence et dès les premiers mètres je sens les restes de mal de gorge qui m’a tenu les jours précédents. Une gorgée d’eau et une pastille péruvienne magique plus tard, l’ascension continue. On ne peut pas vraiment appeler ça une randonnée puisque la centaine de marcheurs court presque vers le sommet et il n’y a aucun plaisir à cette marche forcée, juste l’espoir de la récompense. Une grande partie se passe sous les bois et dans la nuit. Le reste se finit dans un lointain brouillard mais qui permet de temps à autres d’apercevoir des vestiges de terrasses puis enfin de maisons. Une fois en haut la surprise et de taille quand nous nous rendons compte que beaucoup de gens attendent déjà d’obtenir le tampon tant escompté. A vue de nez, la marche forcée n’aura servie à rien. Nous obtenons quand même un tampon mais pas pour l’heure voulue. Nous avons le choix de renoncer à la visite guidée ou à la montagne. Vu la fatigue accumulée se sera la montagne. Nous entrons et nous posons pas loin de l’entrée qui nous permet d’avoir une vue intermittente sur les ruines de la cité perdue des incas. En effet, la brume recouvre de temps en temps les pierres et les murs que nous pouvons voir depuis notre poste d’observation. L’heure de la visite approche et nous rejoignons l’entrée où nous devons rejoindre notre guide. Aller à Machu Picchu sans guide ne vaut pas vraiment le coup. Certains insistent plus sur l’aspect architectural, d’autres sur l’histoire, le notre avait pris le parti de nous faire vivre les ruines comme on pense qu’elles ont été. J’avais déjà imaginé la ville pleine de vie mais l’explication des pierres, des temples, de l’observatoire et des pèlerinages m’a permis de sentir encore mieux ce qu’a pu être la cité au condor du temps de l’empire inca. Nous avons ensuite pris notre déjeuner avant de rattaquer la visite des ruines seuls. Nous avons été partout, sauf sur la montagne sacrée pour laquelle nous n’avions pas le tampon qui permet d’y accéder après dix heures. Nous avons fait une partie de la route de l’inca qui reliait un nombre impressionnant de villes de l’empire ou alliées. Nous avons revu les temples, la pierre taillée qui permettait de suivre les saisons, celle qui indique la croix du sud, l’école des garçons, celle des filles, les miroirs de pierre et d’eau qui permettaient d’observer les étoiles, un pont construit à flan de falaise et la porte du soleil qui est le premier endroit du chemin de l’inca qui permette de voir la ville au condor. Tout cela, en imaginant comment se passait la vie des Chaski Wasa qui transportaient les messages d’une ville à l’autre, celle des paysans qui travaillaient la terre en chantant, les heures de toilettes autour des fontaines de la ville, les pèlerins arrivant avec leurs offrandes pour monter voir l’oracle qui allait sans doute résoudre tous leurs problèmes…Nous sommes redescendu vers la réalité après une visite de près de dix heures au total. La dure réalité de l’arnaque aux touristes puisqu’il nous a fallu avoir recours à la police pour obtenir nos tickets de train et de la chambre d’hôtel à Cuzco qui avait été réservée pour deux personnes.

Nous avons rejoint Oxapampa où nous avons été accueillis par Eilif, Carola, leurs enfants et trois autres volontaires. Le travail se passe dans la bonne humeur et la pluie de la mousson ne nous gêne pas trop pour l’instant. Les autres volontaires nous félicitent d’être venus avec le soleil. Pourvu que ça dure un peu.

Ollantaytambo
Un observatoire inca

Nous avons bien mérité cette vue
et celle-ci
Le pont de l'Inca
Wayna pichu est la montagne derrière

vendredi 17 décembre 2010

Le dessert chilien

Comme je sais que vous aimez les jeux de mots je me permet d'en faire un pourri mais pourtant d'actualité puisque nous quittons le Chili pour la Bolivie et que nous sommes dans le désert. C'est impressionnant de passer plusieurs centaines de kilomètres dans un désert sec avec seulement quelques oasis de verdure et des mines à ciel ouvert pour changer des dunes et des montagnes mais c'est beau. C'est impressionnant de voir comment la foi en l'argent à le pouvoir de déplacer les montagnes à grand coup de bulldozer.
La ville de La Serena est une des choses à voir au Chili, il s'agit de la deuxième ville fondée par les espagnols dans les limites du pays. Le centre ville a gardé la touche coloniale et les couleurs originale qui déclinent entre le rouge et le jaune. Cependant, il n'y a pas de quoi passer une semaine dans cette ville car le centre historique est petit et que beaucoup de musées du pays sont fermés pour cause de grève générale dans le service public.
Nous avons donc passé le début de semaine dans une vallée où nous avons pu apprécier les étoiles à travers une visite d'un observatoire avec des explications sur le ciel, la lune, l'univers et l'astronomie. La proximité de l'océan des montagnes et la sécheresse font du ciel d'Atacama un des plus purs du monde. Nous avons campé dans une pelouse à l'ombre des arbres fruitiers à Vicuña mais dont les ouvertures nous ont permis d'admirer la pluie d'étoiles filantes. Vicuña est une ville inondée de soleil qui est le coeur de la vallée d'Elqui où poussent les arbres, la vigne et les meilleurs avocats que j'ai eu le plaisir de goûter. Nous avons pu remonter la vallée jusqu'à Horcon qui hormis son village artisanal n'a pas forcément d'attraits mais cela permet de voir toute la vallée qui est incroyable de verdure tant les montagnes alentour sont sèches. Nous nous sommes également arrêter dans la petit ville de Pisco del Elqui mais nous n'avons pu visiter la distillerie de Pisco comme nous l'avions prévu car j'avais oublié les munitions monétaires à Vicuña. Nous nous sommes rattraper le lendemain à côté de notre camping.  et visiter une distillerie de Pisco. Durant le séjour, nous avons rencontré une indigène avec qui nous avons beaucoup parler de culture et de croyance mais aussi de la société chilienne actuelle et c'était un plaisir d'avoir une vision indigène du pays quand les chiliens d'origine européenne dénigrent souvent la persistance d'une culture indigène. Je vous conseillerais donc son restaurant où il font bon manger et discuter : Chaski, dans la rue O'Higgins
Au programme des jours à venir, une visite du salar d'Uyuni et des environs avec des lagunes couvertes de flamands roses, des geysers, une lagune où il faut le vouloir pour se noyer à cause de la concentration en sel et peut-être des cavernes volcaniques.
L'église de La Serena

Un havre de paix pas cher à Vicuña, la Elquina

Ce qu'on a vu dans le petit téléscope, entre autres

Un champs d'avocats

En arrivant sur San Pedro de Atacama

mercredi 8 décembre 2010

500 connards sur la ligne de départ

Une petite chanson de Renaud qui n'est plus actuelle pour les lieux mais malheureusement est toujours d'actualité dans les faits. J'imaginerais bien quelques guerriers quilmes, guarani ou mapuches s'occuper de ce rallye mais ça doit être à cause de la visite du musée de l'art précolombien ce matin. Même si en réalité, le musée ne parle presque pas des deux tribus qui se trouvaient seulement sur le territoire argentin.
Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents blaireaux sur leurs motos
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Le rallye mécanique
Des Mad Max de bazar
A r'commencé son cirque
Au soleil de janvier

Vont traverser l'Afrique
Avec le pieds dans l' phare
Dégueulasser les pistes
Et revenir bronzés

Ravis de cet obscène
Et pitoyable jeu
Belle aventure humaine
Selon les journaleux

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents couillons dans leurs camions
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Passe la caravane
Et les chiens n'aboient plus
Sous les roues des bécanes
Y a du sang répandu

C'lui des quelques sauvages
Qui ont voulu traverser
Les rues de leurs villages
Quand vous êtes passés

Comme des petits Romel
Tout de cuirs et d'acier
Crachant vos décibels
Aux enfants décimés

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents guignols dans leurs bagnoles
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Combien d'années encore
Ces crétins bariolés
F'ront leur terrain de sport
D'un continent entier

Combien d'années enfin
Ces bœufs sponsorisés
Prendront l' sol africain
Pour une cour de récré

Dans leurs joutes odieuses
Les bonbons bien au chaud
Au fond de leurs délicieuses
Combinaisons fluos

vendredi 3 décembre 2010

Ca se mérite

Une légende Mapuche dit que les Alerces sélectionnent les humains qui peuvent les approcher. Il semble que nous en soyons. 
Nous avons visité Puerto Montt et Puerto Varas il y a déjà une semaine... La ville de Puerto Montt est un port dont l'industrie piscicole basée sur le saumon est mise à mal par un virus qui affecte les poissons. Du coup, les habitations changent beaucoup d'une rue à l'autre et certaines ne sont vraiment pas recommandable aux gringos. Nous avions pour nous accueillir un argentin ayant émigré en Chine puis au Pérou avant de venir vivre au Chili. La couleur locale dont se prévaut parfois le Couchsurfing n'était pas au rendez-vous mais la rencontre fut très intéressante. Nous avons également rencontrés deux grenoblois qui ont presque fini leur voyage en Amérique du Sud chez lui et les deux soirées ont été sympa dont une qui a commencé à Puerto Varas au bord du lac cerclé par les volcans. Nous sommes partis vers l'entrée du parc de l'Alerce Andino avec un peu de fatigue que nous comptions faire passer sous la tente dans un camping la première nuit. 
Le bus est loin de ce qui se trouve sur les grands axes argentins ou chiliens. Il ne dessert que quelque localités entourant le parc national et est donc peuplé de locaux, là où les bus de grandes lignes sont remplis de gringos. Le tarif est lui aussi complètement différent. Arrivés sur l'aire de camping, nous essayons de trouver la personne à qui nous devons payer l'entrée mais nous ne trouvons personne. Nous nous installons quand même selon les conseils d'un autochtone sur un site entouré d'arbres avec quelques boutons d'or au centre. La journée est magnifique et nous profitons pleinement du soleil. Bien nous en a pris...
Il s'est mis à pleuvoir dans la nuit et le matin la tente mais également les chaussures qui touchaient le double toit sont trempés. Nous attendons une éclaircie pour faire sécher et plier les affaires mais une fois que nous sommes prêts à plier la tente, nous sommes pris sous une nouvelle averse. Ce doit être la malédiction de l'Alerce. Qu'à cela ne tienne, nous allons attendre un jour de plus et fêter dignement l'anniversaire de Nora avec un bon thé et un gâteau. C'est sans doute un anniversaire dont elle se souviendra puisqu'elle l'a célébré autour du feu avec une marguerite et aux portes de l'été. Entre temps nous avons rencontré le garde-parc et essayer d'acheter une bouteille de vin dans le village de Correntoso qui nous a permis de découvrir une bibliothèque avec un accès à internet Bill Gates comme celle de Penkule, une église en bois et des magasins loin de tout ce qu'il est possible d'imaginer. Nous ne trouvons pas de vin, ni de viande mais avons fait une belle visite et trouvé du pain frais.
Le jour suivant, le soleil a complètement disparu mais nous avons eu le temps de faire sécher la tente pour partir. Nous partons donc vers l'entrée du parc pour aller marcher vers les Alerces. Nous sommes pris en stop par un camion transportant des ruches qui est prêt à nous conduire jusqu'à l'entrée du parc si nous sommes prêts à monter à l'arrière du camion avec des protections. L'Alerce nous appelle. Une fois à l'entrée du parc, nous apprenons que les fonctionnaires sont en grève pour 48 heures et que nous devons entrer à nos risques et périls. Nous lui signifions que nous avons prévu un retour pour jeudi mais que nous avons des vivres pour un jour et demi supplémentaire. Le chemin est glissant à cause de la pluie récente et des vieilles planches qui servent de passerelles au-dessus des cours d'eau et des marécages. Après une heure et demi de marche nous arrivons aux premiers Alerces millénaires mais notre but est d'atteindre un camp de base qui nous permettra d'accéder aux Alerces multi-millénaires. Nous passons tant bien que mal un torrent dont le pont a été emporté par la fonte des neiges et les pluies du printemps et arrivons assez vite au pied d'un géant de 2500 ans et d'un de ses frères de 3000 ans. Enfin, après avoir traversé un marécage sur des troncs, nous arrivons enfin au lieu de camp.
La nuit est humide mais comme nous ne devons rien plier, cela ne nous gène pas outre mesure pour partir voir le but de notre voyage qui s'appelle la cathédrale de Alerces. La légende frappe à nouveau. La pluie accélère au fur et à mesure que nous approchons du but. Nous sommes obligé par une petite crue de traverser un torrent en faisant du saut à la perche. Le chemin devient de plus en plus humide et la boue fait souvent place à de grosses flaques qu'il faut contourner. Après deux heures de marches au milieu des bambous, des fougères, des Alerces et d'autres essences de la forêt locale, nous arrivons au pied d'un groupe d'arbres gigantesques dont les plus maigres font deux mètres de diamètre. Nous prenons le chemin qui monte vers les plus vieux. La pluie devient encore plus drue et augmente en intensité jusqu'au moment où nous arrivons au pied d'un arbre faisant près de 5 mètres de diamètre et une soixantaine de mètres de haut. La pluie est battante et la prise de vue est difficile. Nous avons quand même clichés qui montre la grandeur du tronc mais toutes les photos de loin s'avèrent impossible. C'est la malédiction de l'Alerce, si on veut le voir, il faut le mériter. Alors que nous sommes réellement trempés, nous entamons la redescente. Les ruisseaux et flaques nourris par la forte pluie ont encore grossis. Nous espérons que le retour au campement sera possible mais nous retrouvons vite bloqués par le ruisseau qui avait nécessité nos compétences en athlétisme. Après une heure d'efforts infructueux de Nora pour trouver un passage en amont et des miens pour débloquer les troncs qui ont fait un barrage depuis notre premier passage, j'aperçois une racine qui traverse le ruisseau en aval de la cascade et un peu avant la confluence avec la rivière qui draine la vallée. Nous avons encore une fois déjoué la malédiction de la légende Mapuche. Nous arrivons au camp et tombons de fatigue après une petite soupe.
Le lendemain, le soleil semble vouloir gagner et le pluie a plus ou moins cesser durant la nuit. Nous avons cependant peur que le torrent traversé le premier jour avec les moyens du bord et le marécage ne soient plus praticable mais le soleil gagnant encore, nous sommes surpris de pouvoir traverser si facilement et arriver en deux fois moins de temps que ce qu'il nous avait fallu pour rejoindre l'entrée du parc. Nous redescendons dans la vallée à pied et quelques minutes après m'être convaincu de changer de chaussettes pour avoir les pieds plus au sec, un camion nous embarque dans le compartiment arrière jusqu'au village où le soleil brille. Nous avons vaincu la malédiction de l'Alerce.
Nous sommes arrivés en bus à Puerto Montt où nous restons dans une auberge familiale un peu sur les hauteurs de la ville.
La légende Mapuche est une invention mais les éléments étaient tellement contre notre progression que nous aurions pu y croire si on nous l'avait raconté avant.
Deux volcans au loin...

Début de soirée

L'église de Correntoso

Nora a soufflé une branche

En route pour les grands espaces

Une partie du chemin

La gourde fait 1,5 litre

Un pont qui n'inspire pas forcément confiance mais qui se passe bien

Comme vous ne pouvez pas le voir à cause du poncho et de la taille de l'arbre, j'ai perdu du poids

mais je n'ai pas rétréci

Je suis devenu gardien d'alerce et je vous le dit : "vous ne passerez pas"
Ici, la saison invite plus à célebrer Ligo et je cherche donc des fleurs de fougères avec Nora. Sur cette photo, j'en tiens une grosse...

mardi 5 octobre 2010

Quilmes et Quebrada de Conchas

Les Quilmes sont un peuple pré-colombien qui ont habité la région bien avant les Incas. Leur civilisation s'était développée près des rives du Rio Santa Maria et ont réussi à résister à l'envahisseur espagnol durant près de deux siècles. La déportation d'une partie de la population ainsi que le pillage de leurs habitations n'ont laissé qu'un faible héritage mais qui vaut le coup d'être vu. C'est ce que les argentins appellent le Machu Pichu argentin. Je n'ai pas encore vu le second mais il semble que celui-ci soit beaucoup moins impressionnant que le vrai. Nous n'avons pas vraiment pu suivre le guide car même si je comprends de mieux en mieux l'argentin, il est gênant d'avoir à interrompre le guide pour faire des traductions toutes les 30 secondes. Nous avons dans la matinée visité un musée dédié à la terre et aux tribus qui habitaient la région. Au milieu d'une zone désertique mais où il est possible de trouver des vignes grâce à l'irrigation car il a plu le jour de notre arrivé alors que ça n'était pas arrivé depuis 6 mois. Les Quilmes n'étaient pas tous sédentaires et l'agriculture extensive qu'ils pratiquaient leur permettaient de n'utiliser que les ressources en eau disponibles. 
Les ruines du village quilmes

Des vignes
L'après-midi fut consacré à la visite de la nature. La beauté du lieu vaut le voyage en Argentine à lui tout seul. J'exagère peut-être un peu mais quand même. La visite se fait dans une vallée cerclée de montagnes dépassant souvent les 4000 mètres et dans une zone désertique où le mouvement des plaques continentales a fait se lever des fonds d'océan. L'érosion et l'oxydation étant passées par là, le résultat est magnifique et je connais beaucoup de professeurs de géographie physique qui tueraient pour avoir un tel exemple de mouvement de plaques tectoniques et de sédimentation. Ce lieu est tout simplement merveilleux mais fragile. Seulement, les groupes de touristes qui en escalade les versants malgré les avertissements où qui ramassent des cactus pour ramener en souvenir à la capitale fédérale auront vite fait de détruire ce joyau de la nature.
C'est un peu de Colorado

Un désert de roche et de sable aux couleurs irréelles

Du rouge et du blanc

Et au milieu coule une rivière

Les Castijas (en prononciation du coin, comprennez castillas) avec le Jio (Rio) devant

Nora et un jama (lama)

Le sable issu de la rivière et portait par le vent

Un bel exemple de sédimentation au second plan

L'amphithéatre où nos amis argentin ont chanté leur hymne
La gorge du diable

vendredi 1 octobre 2010

Iguazu et San Ignacio

Irréel est le mot que je retiendrai pour les chutes de l'Iguazu. Les autres adjectifs ne seraient pas suffisants pour expliquer ce qu'on peut voir. Imaginez un immense fleuve divisé en deux par une chute d'eau de 80 mètres et divisée en une multitude de petites chutes au milieu de la jungle et vous avez ce à quoi peut ressembler ces chutes... Les photos et les vidéos ont du mal à montrer cette merveille de la nature dans son immense splendeur. La petite excursion en bateau au pied des chutes vaut également vraiment le coup d'oeil. La jungle environnante est remplie d'animaux et de plantes qu'ils nous a été donné de voir pour la première fois dans leurs milieu d'origine.
L'autre attraction de la région de Missiones qu'il ne faut pas rater est l'ancienne mission de Jésuites de San Ignacio. L'histoire est sans doute un peu enjolivée mais les ruines sont expressives et la visite est si bien faite qu'elle permet de découvrir l'histoire de la région et de son peuple précolombien qu'il est donné de rencontrer de temps en temps dans les rues de la ville adjacente.
La partie droite des chutes
Avant la douche
Pendant la douche
Après la douche
On dirait qu'il y a un trou dans un lac
Le trou vu de plus près
Les ruines de San Ignacio