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samedi 19 mars 2011

Chubut vote

Les élections générales ont commencé en Argentine pour renouveler les parlementaires et le président. Contrairement à la France, les élections ne sont pas organisées partout dans le pays à la même date. Les derniers votants savent donc qui a été élu dans les autres circonscriptions.
Ce week-end, ce sera au tour de Chubut de voter. Chubut est la région dans laquelle se trouve Lago Puelo, au sud d'El Bolson où nous avons été volontaires dans la ferme d'Eléonora. Mais Chubut, c'est également un territoire qui fait un peu plus d'un tiers de la France en superficie mais qui ne compte qu'un peu plus de 410 000 habitants dont la majorité sont concentré dans les villes donnant sur l'océan atlantique avec Comodoro Rivadavia en tête (120 000 habitants).

mardi 22 février 2011

Summer austral hits

Le tube incontesté est Shakira et son Loca, Loca (en castellano)
Peruviesu slagers
Some argentinian rap
Tube chilien

mercredi 8 décembre 2010

500 connards sur la ligne de départ

Une petite chanson de Renaud qui n'est plus actuelle pour les lieux mais malheureusement est toujours d'actualité dans les faits. J'imaginerais bien quelques guerriers quilmes, guarani ou mapuches s'occuper de ce rallye mais ça doit être à cause de la visite du musée de l'art précolombien ce matin. Même si en réalité, le musée ne parle presque pas des deux tribus qui se trouvaient seulement sur le territoire argentin.
Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents blaireaux sur leurs motos
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Le rallye mécanique
Des Mad Max de bazar
A r'commencé son cirque
Au soleil de janvier

Vont traverser l'Afrique
Avec le pieds dans l' phare
Dégueulasser les pistes
Et revenir bronzés

Ravis de cet obscène
Et pitoyable jeu
Belle aventure humaine
Selon les journaleux

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents couillons dans leurs camions
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Passe la caravane
Et les chiens n'aboient plus
Sous les roues des bécanes
Y a du sang répandu

C'lui des quelques sauvages
Qui ont voulu traverser
Les rues de leurs villages
Quand vous êtes passés

Comme des petits Romel
Tout de cuirs et d'acier
Crachant vos décibels
Aux enfants décimés

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents guignols dans leurs bagnoles
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Combien d'années encore
Ces crétins bariolés
F'ront leur terrain de sport
D'un continent entier

Combien d'années enfin
Ces bœufs sponsorisés
Prendront l' sol africain
Pour une cour de récré

Dans leurs joutes odieuses
Les bonbons bien au chaud
Au fond de leurs délicieuses
Combinaisons fluos

samedi 4 décembre 2010

Fleurs et plantes d'Amérique du Sud

Alors pour vous amuser un peu, j'ai décidé de vous offrir un petit jeu : nommer un maximum de plantes
Lai izbaudit ziemu, man ir maza spelite : izsaukt pukes un augi
For your entertainment, a little game : name the maximum of these plants
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Bus

Sur les films
Que ce soit au Chili ou en Argentine, les longs voyages en bus comprennent des projections dont le choix est l'unique fait du steward. Ce choix n'est pas toujours du meilleur goût et nous avons pu apprécier à leur juste valeur des films comme Little Man, Ping Pong Fighter, La momie 3, l'agence tout risque, transformers et j'en passe... Il est également possible d'avoir droit à la projection successive de 4 films avec Denzel Washington. Le problème de ce genre d'exercice est qu'il est possible de confondre deux films se suivant puisque l'acteur principal ne change pas. Mais il y a parfois des bons films, je prends pour exemple Inception qu'il est un peu difficile de suivre dans un bus mais qui m'a énormément plu. Lors du même voyage qui nous a emmené de Puerto Madryn à Rio Gallegos, nous avons aussi pu apprécier la musique rock argentine des années 80 dont Charlie Garcia, la variété actuelle et un autre film qui a plu à Nora.
Sur les repas
Les repas ne sont pas toujours fournis et il est parfois indispensable de se renseigner avant le départ car si certaines compagnies prévoient un arrêt pour manger, d'autres peuvent rouler 12 heures sans un arrêt de plus de 5 minutes. La qualité varie également d'une compagnie à l'autre et cela n'est pas forcément rapport au prix. En Argentine, Via-Bariloche et ses filiales affichent les mêmes tarifs avec des repas nettement meilleurs. Le summum de la mauvaise gastronomie fut atteint sur le voyage vers Ushuaïa où la compagnie sert des sandwichs dont la plupart sont resté intacts.
Sur le confort
Les bus sont classifiés selon le niveau de confort offert de commun à tutto letto. Les bus commun font souvent de courtes distances et sont le plus souvent remplis d'autochtones. Pour ce niveau, le confort varie suivant l'âge du bus et le lieu de son utilisation. Le niveau supérieur est semi-cama. Il est souvent remplis d'autochtones faisant de longues distances. Il peut être avec ou sans repas et les sièges s'inclinent suffisamment pour pouvoir dormir, il y a 4 sièges par rangée. Le niveau encore supérieur est Cama. Les sièges s'inclinent encore plus et ils sont 3 par rangée. Un bus peut avoir un étage bas avec le confort Cama et le niveau supérieur en Semi-Cama. Le niveau final a plusieurs appellations différentes mais la plus répandue est tutto-letto. Les sièges se transforment en lit mais c'est tout ce que je peux vous dire puisque nous n'en avons jamais vu. Nous oscillons entre les trois premières catégories selon la longueur du voyage et si le voyage nous permet d'économiser une nuit en auberge.
Sur les toilettes
Elles sont chimiques dans la plupart des cas et peuvent être vraiment malodorantes si une personne n'a pas compris que seulement les liquides passaient. Les arrêts en gares routières sont donc souvent le moment pour une partie du bus de profiter de vraies toilettes mais souvent payantes.

Nous attendons de voir à quoi ressemblent les bus en Bolivie ou au Pérou puisqu'il parait que le Chili et surtout l'Argentine sont les pays les mieux lotis et c'est vrai que de manière générale nous n'avons pas eu à nous plaindre.

lundi 22 novembre 2010

L'Argentine, c'est fini pour le moment

Voilà, ce matin nous avons traversé la frontière chilienne près de Puerto Natales pour quitter l'Argentine mais l'adieu a vraiment des parfums d'au revoir. Nous avons beaucoup aimé le pays des chauds mais chameau et il est plus que possible que nous y revenions quand les chèvres seront mortes. La frontière n'est pas une formalité car l'amitié chileno-argentine est plutôt fraîche dans les deux sens du terme. Il faut savoir que certaines limites du territoire ne sont toujours pas fixes même s'il s'agit d'étendues de glace. Les chiliens sous prétexte de protéger leur agriculture fouillent tous les sacs, demandent de remplir une déclaration sur l'honneur pour pouvoir entrer sur leur territoire en provenance d'Argentine. Cela est réciproque et d'autant plus surprenant que les argentins ne demandent rien aux passagers en provenance d'Europe ou d'Uruguay. Je ne sais par contre pas comment cela se passe lors d'une entrée par un autre pays que l'Argentine. La seconde chose qui nous a marquée est que le premier panneau à l'entrée en Argentine est un dessin des Malouines avec pour légende : "Les Malouines sont argentines". La guerre de 82 qui avait été lancée pour remettre sur les rails une dictature militaire déclinante semble encore exciter le sentiment nationaliste argentin puisque Ushuaïa est la capitale de la terre de feu, de l'Antartique argentin et des îles de l'Atlantique sud dont font parti les Malouines qui sont "occupées" par l'armée anglaise. Dans la réalité, ce territoire minuscule peuplé de 3500 habitants dont 1500 militaires n'a pas d'autres enjeux politiques que la dernière défaite militaire argentine et le dernier bastion colonial de l'Angleterre. Du côté chilien, ce qui est le plus important, c'est que les hommes ne fassent pas entrer ce que les oiseaux, le vent et les insectes transportent chaque jour et le premier panneau dit : "Évitez les amendes" avec une pomme et un fromage dessinés.
Nous allons donc nous embarquer sur un ancien cargo pour voyager trois jours dans les fjords du sud du Chili et arriver à Puerto Montt. La nourriture est fournie à bord, reste à voir pour la boisson et comment sera le confort dans une cabine de 42 couchettes. Le fait est qu'on a trouvé un logement "chez l'habitant" pas cher et dans une chambre où nous sommes que tous les deux.

samedi 20 novembre 2010

L'auberge incroyable et Perito Moreno

Nous sommes arrivés dans un auberge incroyable... Elle n'est pas forcément formidable mais elle nous a permis de retrouver un nombre de gens impressionnant à commencer par Sabine et Pierre dont j'avais déjà parlé précédemment. Mais nous avons aussi revu Pauline qui était dans notre hôtel à Ushuaïa, une israélienne avec qui nous y étions arrivé, un groupe de français pas forcément très polis qui partageaient notre auberge à Puerto Madryn et un français qui partageait notre chambre à Puerto Iguazu. Si les gens s'arrêtent souvent dans le même type d'auberge, c'est incroyable de revoir autant de gens en même temps alors que nous n'en avions pas revu avant. Nous avons donc fait une petite soirée avec nos amis d'Ushuaïa à laquelle s'est joint Pauline et Lizzy, une anglaise de passage à El Calafate.
Aujourd'hui, un peu barbouillés et dans la grisaille nous sommes allés voir un nouveau monument naturel du territoire argentin. Il s'agit d'un glacier des environs de El Calafate qui se jette dans un lac à la vitesse de deux mètres par jour. Pour comprendre le phénomène, il faut savoir qu'il y a une calotte glacière de 14200 kilomètres carrés qui couvre un altiplano situé sur les territoires chiliens et argentins et dont les frontières sont encore discutées. Le glacier et la montagne que nous avons précédemment vu près de El Chalten en font partie. Cette masse de glace pousse sur les franges du haut vers le bas et au niveau bas, la glace est compressé et dans le cas du glacier Perito Moreno ou dans celui du Veidma, ils se finissent dans un lac. Cela donne un spectacle impressionnant puisque des morceaux de glace se détachent chaque jour du glacier et tombe dans l'eau 60 mètres en contrebas. La chose est visible depuis une péninsule du lac qui permet de voir le front du glacier à moins de 300 mètres. Les photos parlent d'elles-mêmes.

la face nord

la face sud

le front

un morceau se détache du glacier dans le carré rouge

le dessus du glacier

vendredi 19 novembre 2010

Une grande randonnée

Nous avons quitté El Calafate pour El Chaltén en stop avec un couple de jeunes retraités français qui voyagent avec un 4x4 aménagé en Amérique du Sud. Sur la route et à l'arrivée, les paysages sont magnifiques. Les steppes commencent à s'élever et forment des collines au couleur et aux formes magnifiques. Au loin, nous avons le Fitz Roy et les monts qui l'entourent. Nous sommes chanceux car il parait que ce n'est pas tous les jours qu'il est possible de voir le sommet de cette tour de pierre qui garde un immense glacier. Nous nous sommes arrêtés pour quelques photos le long du lac Veidma et nous sommes arrivés en début de soirée à la capitale nationale de la randonnée. Quelle capitale ! Un arrêt municipal a fait fermer les deux camps de base du parc national sans réelle raison et ce n'est pas la peine de demander pourquoi aux gardes. La vraie raison, on la comprend vite quand on fait un pas dans ce village champignon créé au milieu des années 1980. Ce sont les différents hôtels, campings et auberges qui devaient voir d'un mauvaise oeil la présence d'un camping gratuit dans leur zone de achalandage. A El Chaltén, les choses sont faites pour les touristes et si ça ne marche pas, on légifère pour que ça marche. Nous avons donc subi la prise d'otage des locaux.
Le lendemain, nous avons plié bagage et nous sommes montés au bord d'une lagune qui se trouve au pied du Fitz Roy. La vue était magnifique et le campement suffisamment isolé pour nous permettre de sentir la forêt. Nous avons profité de la vue et des avalanches pendant deux jours. C'est impressionnant d'entendre la neige tomber de plusieurs centaines de mètres plusieurs fois par jour. Du lieu d'observation, j'ai pu en voir deux où certainement plusieurs tonnes se sont fracassées sur les rochers en contrebas. La montagne est belle mais peuplée. Il faut faire gaffe où on pose sa tente car certains endroits sont réservés aux tours operators. Les chemins se creusent rapidement au fil des ans et les gardes du parc sont obligés de modifier les itinéraires pour limiter l'impact sur la nature. Sur la masse de touristes et de locaux qui montent sur les hauteurs le week-end, beaucoup ne connaissent pas la différence entre ce qui est biodégradable et ce qui ne l'est pas et ne comprennent pas que des latrines ne sont pas un vide-ordures. Le parc a été vendu aux différents prestataires de services mais aucun effort n'est réellement fait pour préserver la richesse locale. L'information se limite à des panneaux et le droit d'entrée pourrait servir à fournir une rapide formation à la fragilité de l'écosystème dans lequel on pénètre. Nous sommes redescendu dans la vallée pour éviter le vent et la pluie qui commençaient à sévir sur le plateau et pour profiter de la vue d'un glacier qui se jette dans une lagune. La vue était formidable avec les icebergs qui flottaient sur le lac mais nous n'avons pas vraiment réussi à éviter le mauvais temps et le vent froid qui soufflait du glacier fut notre compagnon les deux jours suivant. 
Enfin, nous sommes retournés à la civilisation car nous devions continuer notre itinéraire et que nos ressources alimentaires s'épuisaient. Le chemin du retour est lui aussi magnifique avec une vue magique sur une chaîne de de cascades découpant un ruisseau et le torrent grondant et sablonneux qui descend directement du glacier. Nous espérons pouvoir profiter à nouveau d'un moment de nature comme celui-ci au Chili et sous des latitudes plus clémentes.
Le glacier Grande

Le Fitz Roy

C'est la danse des canards

Le Fitz Roy sous son aspect habituel

Le torrent avec le glacier au fond

La vallée avec un bois sec

vendredi 12 novembre 2010

Ushuaïa suite et fin

Nous sommes partis hier d'Ushuaïa pour rejoindre El Calafate et le parc des glaciers où nous sommes décidé à faire une ou deux longues randonnées de deux à quatre jours et voir la glace qui se jette dans le lac. Nous avons quittés la ville la plus au sud du monde après avoir partagé un excellent dîner avec Sabine, Pierre et Roberto. Ce dernier nous a parlé de la superstition en Bolivie et des gens qu'on enterrait vivant avant la construction d'un building pour éviter les accidents. La tradition voudrait qu'une âme soit sacrifiée en fonction de la taille du bâtiment à construire et cela va de la poule à l'être humain. Le marché se fait souvent où une famille va "vendre" pour quelque milliers de dollars (ce qui est énorme pour le pays) un membre alcoolique ou drogué qui sera coulé dans le ciment alors qu'il est alcoolisé ou drogué. Il nous a conseillé un film appelé "le cimetière des éléphants" qui parle de lieux de suicide par l'alcool institutionnalises. Roberto nous a ensuite laissé pour se reposer avant le bus du lendemain qu'il a raté. La vue au soleil levant de la baie était magique mais pas photographiable comme c'est parfois le cas pour les instants de pure beauté que nous passons. Les autorités chiliennes et argentines ont été moins pointilleuse et le passage en barge moins tourmenté qu'à l'aller.

PS : j'ai ajouté des photos aux précédents billets

Ici l'eau est précieuse et j'ai un nouveau chapeau

Le glacier

J'irai au bout du monde avec mon amour

La ville vue du nord

La ville vue du sud

mercredi 10 novembre 2010

Ushuaïa et le Glacier Le Martial

L'excursion au glacier Le Martial nous a permis de voir la baie d'Ushuaïa de haut et de rencontrer un bolivien et un couple de français fort charmants. La ville d'Ushuaïa est sans doute la plus chère d'Argentine et peut-être du continent mais ce n'est pas forcément le spot touristique auquel je m'attendais. La richesse principale semble venir de l'activité portuaire puisqu'il s'agit d'un lieu de passage entre les océans Atlantique et Pacifique. La ville a une atmosphère particulière qui est un mélange de ville portuaire et de ville touristique. J'ai pu faire tamponner mon passeport avec un "Ushuaïa, la ville la plus au sud du monde" et ça peut-être une idée pour Sabile qui est la vigne la plus au nord du monde. Nous avons eu les quatres saisons depuis que nous sommes arrivés et il semble que les pigeons et les moineaux n'aient pas suivi l'humain jusqu'ici mais vu le vent qui soufflait hier après-midi, j'ai tendance à les comprendre. Si le voyage jusqu'ici valait le coup, ce n'est pas le cas de l'auberge dans laquelle nous sommes descendus et elle est à deconseiller sous tous les aspects. Elle est bruyante, peu confortable, la salle de bain est peu nettoyée et le personnel qui est désagréable ne semble pas s'en soucier. Pour information, elle s'appelle Patagonia Pais.
Aujourd'hui nous avons eu l'été et la ballade nous a permis de nous dégourdir les jambes qui ne se font plus à l'immobilité. Roberto nous a accompagné et nous avons rencontré Pierre et Sabine en chemin. Pierre m'a entretenu une bonne partie du chemin sur la permaculture et sur les plantes qui se nourrissent l'une l'autre. Il m'a expliqué qu'en plantant des poireaux avec des fraises, les fraises donnaient plus et plus longtemps même à partir de la première année et que les oignons protégeaient les carrotes d'un ver. Cela fera un thème de plus à creuser quand nous reviendrons en Europe. J'ai moins parlé avec Sabine mais ils nous ont invité à partager leur barbecue ce soir au camping donc nous aurons l'occasion de faire plus large connaissance avec eux et Roberto qui nous a prévu un itinéraire de découverte de La Paz et ses environs. La discussion que nous avons eu avec lui n'a fait qu'exiter encore plus notre curiosité pour ce pays dont beaucoup d'amis nous ont déjà parlé.
La montée est dure mais la vue vaut le coup sur la baie

Glacier le Martial

Sabine, Roberto et Pierre

mardi 9 novembre 2010

Des baleines de Puerto Madryn à la neige d'Ushuaïa

Nous avons quitté Puerto Madryn après avoir vu ce pour quoi nous étions venus. Nous avons fait une visite de la péninsule Valdes avec un tour en bateau qui nous a permis de voir des baleines à moins de 4 mètres. C'était vraiment impressionnant au niveau son et vue. En effet, les enfants font claquer leur queue sur les flots pour appeler leur mère. De même, elles se parlent en émettant des sortes de barrissements qui sont excessivement forts. Mais ici, l'homme est un animal dangereux car si les visites touristiques semblent plus les amuser que les déranger, il n'en est pas de même de l'industrie portuaire de pêche qui conduit à une multiplication des mouettes sans précédent. Les mouettes se nourrissent d'abord des résidus de poissons avant d'attaquer les baleines pour leur arracher un peu de chair. Le phénomène est si important que les baleines ont appris à nager avec le dos courbé sous l'eau pour protéger une partie de leur corps. Nous avons ensuite vu des éléphants de mer mais cela ressemble plus à Cannes au mois de juillet qu'à une colonie d'animaux sauvages. Le plus gros fait tout de même 2,5 tonnes après avoir perdu près de 1,5 tonnes en baisant (108 partenaires ça fatigue et il ne partage pas même si certains sont seuls). Ce qui nous a plu est la colonie de pingouins qui viennent observer les touristes pour voir à quoi ça ressemble un homme vu de près. Il est interdit de donner à manger aux animaux et l'application de cette règle fait l'objet d'une réelle vigilance afin que les animaux ne deviennent pas dépendants de l'homme au cas où le parc fermerait au public. Enfin, nous avons vu des orques au loin mais pas de quoi casser trois pattes à un cormoran...
La route vers Ushuaïa fut longue et surprenante. Il y a tout d'abord, deux postes frontières à passer et les autorités chiliennes désirent savoir tout ce qui entre sur son territoire. Nos bagages sont donc passés deux fois au scanner. Cela a du prendre 6 heures en tout pour les deux postes. Il y a un passage en barge du détroit de Magellan qui nous a permis de voir des dauphins noirs et blancs. Le vent était très fort et la mer agité mais cela avait l'air de beaucoup plaire aux marins chiliens. Le fait est que une fois dans le bateau, ça bouge mais ce n'est pas si terrible. Nous avons ensuite du changer de bus pour atteindre la dernière ville avant l'Antartique. La faune de Patagonie se compose de lamas que l'on appelle Guanaco et d'espèces d'autruches. Lorsque nous avons commencé l'ascension vers le massif du centre de l'île, les choses ont commencé à se gâter au niveau météorologique. Nous avons regardé la neige avec un premier regard amusé mais quand le vent s'est mis à écraser d'énormes flocons contre les vitres et sur la route, nous nous sommes demandés si nous n'aurions pas à rester sous la neige pour une nuit. Nous sommes arrivés à Ushuaïa un peu plus de trois heures après l'heure prévue et il faisait trop froid et humide pour le camping.
Ce matin, nous nous sommes réveillé entourés de montagnes enneigés jusqu'au niveau de la mer et c'est vraiment magnifique. Nous allons visiter les hauteurs cette après-midi et nous avons laissé tomber l'idée de randonnée sur deux jours dans la région pour une randonnée vers un glacier d'une journée. La météo est trop changeante pour se risquer dans les montagnes.

Un pingouin de Magellan

Des éléphants de mer
La neige d'Ushuaïa