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lundi 9 mai 2011

Echappées Belles

Nous avons revisité avec plaisir quelques lieux magiques du Pérou grâce à l'émission Echappées Belles sur france 5. Contrairement à celles que nous avions vu précédemment, la production laisse une grande place aux paysages et à la culture locale alors que les autres étaient principalement tournées vers les européens ou les nord-américains installés ou ayant vécu en Amérique du Sud. Nous avons vu avec plaisir les ruines de Machu Picchu en vidéo et un jour de pluie. Le système d'écoulement des eaux nous avait été décrit en détail et présenté comme en avance sur son temps mais de le voir en fonctionnement sous un orage amazonien donne une toute autre mesure à cela. D'un autre côté, cela n'a fait que renforcer le désir de retourner vers ces contrées magiques auxquelles je rêve de plus en plus souvent.
C'est bizarre ou non mais les images qui restent le plus fermement ancrée dans ma mémoire sont souvent celles que nous avons rencontré dans loin des sentiers battus et parfois dans la difficulté. Souvent, elles n'étaient même pas photographiables. Cependant, j'essaye de faire un diaporama dans l'ordre.















samedi 12 mars 2011

Du retour à la normalité...

En feuilletant le journal local, les aventures en Amérique du Sud ne manquent pas et le journal ne manque pas d'en parler. Ce soir, nous irons voir une conférence sur deux jeunes ayant accompli un défi jeune en Bolivie pour construire avec des communautés de l'altiplano, des fours solaires. Cela est doublement intéressant pour moi car les deux domaines me passionnent particulièrement. A côté de ce projet, ils ont voyagé le long d'un itinéraire que nous avons plus ou moins suivi nous aussi. On retrouve beaucoup d'analyses des différents pays et villes dans leur carnet de voyage. Je n'ai pas tout lu mais l'analyse de Cusco est plutôt intéressante. Je ne sais pas s'il est possible de faire quelque chose pour sauver les cusquegnos de la vague de touristes, je ne sais pas si les gens qui vendent de l'artisanat n'ont pas été sauvés de la misère par le tourisme, je ne sais pas si la vie dans la région serait meilleure sans les touristes et je crois que beaucoup d'habitants ne veulent tout simplement pas voir partir les touristes. Par contre, je suis sûr que la vie serait meilleure pour les habitants de la région si les infrastructures locales de tourisme leur appartenaient. Car le dictateur qui dirigeait le pays dans les années 1990 et qui a privatisé le pays l'a fait aussi pour de nombreuses infrastructures touristiques notamment le train qui dessert la vallée de l'Urubamba où se trouve Machu Picchu. Le site fut sauvé in extremis de la privatisation. A cette époque, une pierre a été déplacé pour permettre l'atterrissage d'hélicoptères, l'ensemble était voué à la vente et les abords étaient promis à l'exploitation touristique à outrance par celui qui a été jugé pour crimes contre l'humanité et condamné par la suite. Le destin de ce dictateur a été joué en partie sur une histoire de publicité sur le site de Machu Picchu. Une grue s'est écrasée sur Intiwatana, l'unique observatoire inca ayant survécu à la folie destructrice des inquisiteurs espagnols.

Plus d'infos sur le voyage de Nathalie et Eddie : http://www.altine.fr

Un four solaire dans la communauté Diaguita à Horcon (Chili)
Un marché spécial touristes à Cuzco
La pierre irrémédiablement détruite (l'impact est sur le premier étage)

mercredi 12 janvier 2011

Ca se mérite 2 : Mission Condor

Il parait que la vieille montagne appelle ceux qui doivent venir la voir. Je n’ai a priori pas était appelé assez fort. L’aventure a commencé à Cuzco la ville impériale ou peut-être même beaucoup plus longtemps avant.
Il est des histoires qu’on oublie pas et celle de Tintin et du temple du soleil m’avait marqué me poussant à en savoir plus sur cette civilisation qui adorait le soleil et qui serait caché dans des montagnes au-delà des océans et par-delà la jungle. La capitale inca est déjà une chose à voir en elle-même et la vallée sacrée est la continuation normale de la visite. Le seul regret que nous auront pour cette fois c’est de ne pas avoir approché la ville au condor à pied. Nous sommes partis de bon matin à bord d’un taxi affrété spécialement pour nous par l’agence de tourisme et nous sommes arrêtés à Ollantaytambo, une ville qui préserve des vestiges de l’époque inca et qui est, comme Cuzco, bâtie sur les ruines de l’empire qui fut sans doute le plus avancé des empires pré-colombiens. Le trajet en train dans la vallée est magnifique, les paysages qui entourent les ruines incas sont tout simplement à couper le souffle. La ville d’Aguas Calientes a par contre de quoi décevoir. Au milieu de ces ruines pluri-centenaires, la ville qui accueille les touristes vers la cité au condor est un amoncellement de constructions faites à la va-vite, certaines ne sont pas terminées pour éviter la taxe à payer pour une construction finie. La décision est prise pour un lever à quatre heures du matin qui nous permettra sans doute d’avoir un précieux coup de tampon sur le billet d’entrée qui nous permettra de monter jusqu’à la vieille montagne.
Le départ vers la vieille montagne se passe après un casse-croûte et une attente en piétinant devant la grille qui protège le pont de la centaine de marcheurs venus faire le pèlerinage vers la cité au condor. Les grilles s’ouvrent,  la marche forcée commence et dès les premiers mètres je sens les restes de mal de gorge qui m’a tenu les jours précédents. Une gorgée d’eau et une pastille péruvienne magique plus tard, l’ascension continue. On ne peut pas vraiment appeler ça une randonnée puisque la centaine de marcheurs court presque vers le sommet et il n’y a aucun plaisir à cette marche forcée, juste l’espoir de la récompense. Une grande partie se passe sous les bois et dans la nuit. Le reste se finit dans un lointain brouillard mais qui permet de temps à autres d’apercevoir des vestiges de terrasses puis enfin de maisons. Une fois en haut la surprise et de taille quand nous nous rendons compte que beaucoup de gens attendent déjà d’obtenir le tampon tant escompté. A vue de nez, la marche forcée n’aura servie à rien. Nous obtenons quand même un tampon mais pas pour l’heure voulue. Nous avons le choix de renoncer à la visite guidée ou à la montagne. Vu la fatigue accumulée se sera la montagne. Nous entrons et nous posons pas loin de l’entrée qui nous permet d’avoir une vue intermittente sur les ruines de la cité perdue des incas. En effet, la brume recouvre de temps en temps les pierres et les murs que nous pouvons voir depuis notre poste d’observation. L’heure de la visite approche et nous rejoignons l’entrée où nous devons rejoindre notre guide. Aller à Machu Picchu sans guide ne vaut pas vraiment le coup. Certains insistent plus sur l’aspect architectural, d’autres sur l’histoire, le notre avait pris le parti de nous faire vivre les ruines comme on pense qu’elles ont été. J’avais déjà imaginé la ville pleine de vie mais l’explication des pierres, des temples, de l’observatoire et des pèlerinages m’a permis de sentir encore mieux ce qu’a pu être la cité au condor du temps de l’empire inca. Nous avons ensuite pris notre déjeuner avant de rattaquer la visite des ruines seuls. Nous avons été partout, sauf sur la montagne sacrée pour laquelle nous n’avions pas le tampon qui permet d’y accéder après dix heures. Nous avons fait une partie de la route de l’inca qui reliait un nombre impressionnant de villes de l’empire ou alliées. Nous avons revu les temples, la pierre taillée qui permettait de suivre les saisons, celle qui indique la croix du sud, l’école des garçons, celle des filles, les miroirs de pierre et d’eau qui permettaient d’observer les étoiles, un pont construit à flan de falaise et la porte du soleil qui est le premier endroit du chemin de l’inca qui permette de voir la ville au condor. Tout cela, en imaginant comment se passait la vie des Chaski Wasa qui transportaient les messages d’une ville à l’autre, celle des paysans qui travaillaient la terre en chantant, les heures de toilettes autour des fontaines de la ville, les pèlerins arrivant avec leurs offrandes pour monter voir l’oracle qui allait sans doute résoudre tous leurs problèmes…Nous sommes redescendu vers la réalité après une visite de près de dix heures au total. La dure réalité de l’arnaque aux touristes puisqu’il nous a fallu avoir recours à la police pour obtenir nos tickets de train et de la chambre d’hôtel à Cuzco qui avait été réservée pour deux personnes.

Nous avons rejoint Oxapampa où nous avons été accueillis par Eilif, Carola, leurs enfants et trois autres volontaires. Le travail se passe dans la bonne humeur et la pluie de la mousson ne nous gêne pas trop pour l’instant. Les autres volontaires nous félicitent d’être venus avec le soleil. Pourvu que ça dure un peu.

Ollantaytambo
Un observatoire inca

Nous avons bien mérité cette vue
et celle-ci
Le pont de l'Inca
Wayna pichu est la montagne derrière

mardi 5 octobre 2010

Quilmes et Quebrada de Conchas

Les Quilmes sont un peuple pré-colombien qui ont habité la région bien avant les Incas. Leur civilisation s'était développée près des rives du Rio Santa Maria et ont réussi à résister à l'envahisseur espagnol durant près de deux siècles. La déportation d'une partie de la population ainsi que le pillage de leurs habitations n'ont laissé qu'un faible héritage mais qui vaut le coup d'être vu. C'est ce que les argentins appellent le Machu Pichu argentin. Je n'ai pas encore vu le second mais il semble que celui-ci soit beaucoup moins impressionnant que le vrai. Nous n'avons pas vraiment pu suivre le guide car même si je comprends de mieux en mieux l'argentin, il est gênant d'avoir à interrompre le guide pour faire des traductions toutes les 30 secondes. Nous avons dans la matinée visité un musée dédié à la terre et aux tribus qui habitaient la région. Au milieu d'une zone désertique mais où il est possible de trouver des vignes grâce à l'irrigation car il a plu le jour de notre arrivé alors que ça n'était pas arrivé depuis 6 mois. Les Quilmes n'étaient pas tous sédentaires et l'agriculture extensive qu'ils pratiquaient leur permettaient de n'utiliser que les ressources en eau disponibles. 
Les ruines du village quilmes

Des vignes
L'après-midi fut consacré à la visite de la nature. La beauté du lieu vaut le voyage en Argentine à lui tout seul. J'exagère peut-être un peu mais quand même. La visite se fait dans une vallée cerclée de montagnes dépassant souvent les 4000 mètres et dans une zone désertique où le mouvement des plaques continentales a fait se lever des fonds d'océan. L'érosion et l'oxydation étant passées par là, le résultat est magnifique et je connais beaucoup de professeurs de géographie physique qui tueraient pour avoir un tel exemple de mouvement de plaques tectoniques et de sédimentation. Ce lieu est tout simplement merveilleux mais fragile. Seulement, les groupes de touristes qui en escalade les versants malgré les avertissements où qui ramassent des cactus pour ramener en souvenir à la capitale fédérale auront vite fait de détruire ce joyau de la nature.
C'est un peu de Colorado

Un désert de roche et de sable aux couleurs irréelles

Du rouge et du blanc

Et au milieu coule une rivière

Les Castijas (en prononciation du coin, comprennez castillas) avec le Jio (Rio) devant

Nora et un jama (lama)

Le sable issu de la rivière et portait par le vent

Un bel exemple de sédimentation au second plan

L'amphithéatre où nos amis argentin ont chanté leur hymne
La gorge du diable