vendredi 31 décembre 2010

On en a eu pour notre argent

En partant de Sucre à deux fois le prix habituel, on se disait que c'était un peu cher et qu'on aurait peut-être du attendre une accalmie dans la grève qui touche le pays avant de se décider à bouger. Finalement, le programme était au niveau du prix du voyage.
Tout a commencé par une visite du marché campagnard de Sucre du haut d'un bus panoramique où des acteurs faisaient semblant de traverser juste devant le bus au péril de se faire écraser. Nous avons ensuite remonté la route de Potosi pour nous retrouver rapidement en altitude où la deuxième attraction du voyage nous attendait. La ville d'Oruro étant bloquée par les manifestants (sans doute des acteurs payés par la compagnie), nous avons du faire un détour à travers les champs et les marécages. Ca bouge mais nous sommes un peu jaloux car nous voyons que tous les bus font de même. C'est difficile d'avoir l'exclusivité dans le tourisme sud-américain. Les occupants d'un bus sont même plus chanceux car leur compagnie a réussi à faire croire que le bus s'était embourbé. Notre jalousie envers eux ne sera pas longue car une dizaine de minutes plus tard, notre bus est bloqué et nous devons descendre pour permettre au bus de perdre du poids. Cela n'aide pas beaucoup car pour faire durer le plaisir, notre chauffeur a eu l'idée qu'on parfois les russes (mémoires de mon voyage en Russie) de faire patiner le véhicule. Le bus est donc enfoncé dans le gravier entre les deux essieux et les autres touristes sans doute morts de jalousie sont obligés de passer à côté en n'ayant pour seule consolation que la photo des trois membres de notre équipage en train de creuser le sol sous le bus. Après une demi-heure d'efforts auxquels nous avons eu le droit de participer, nous avons donner une pousse au bus en coordination avec une accélération effective et nous sommes repartis. Nous avons du redescendre une fois du bus pour un passage difficile à négocier et nous avons pu nous rendormir jusqu'à Patacamaya où des manifestants faisaient semblant de nous empêcher de passer en nous gueulant des choses pas vraiment gentilles enfin surtout à notre chauffeur. En truquant un peu le code de la route, nous sommes parvenus jusqu'à El Alto mais après que notre chauffeur a passé habilement deux barrages, il a du se rendre et céder aux manifestants. Nous avons donc rejoint l'entrée de La Paz à pied où nous sommes montés dans un camion de l'armée dans lequel s'entassaient les travailleurs habitant la cité-dortoir d'El Alto. Les militaires étant des gens organisés, nous attendions en file indienne (ou devrais-je dire quechua) notre tour dans le convoi. Nous avons ensuite cherché un hôtel et le calme du centre-ville était épique puisqu'à cause des barrages filtrants, il n'y avait aucune voiture en ville. Le calme fut vite troublé par les manifestations mais à deux ou trois pétards près on arrive au niveau français.
Première attraction : descente des bagages à la corde

L'excavation

Les travailleurs pressés et le barrage en fond

L'entrée dans le camion baché cernés de militaires nous a fait penser aux heures les plus sombres de l'histoire européenne

La grève continue en Bolivie

Les déclarations du président Evo Morales étaient attendues par les différentes organisations ouvrières et syndicats de transporteurs en espérant qu'il mettrait un point d'arrêt à l'ordonnance qui annule les subventions sur l'essence. Ce ne fut pas le cas. Il a non seulement appuyé cette loi mais il a aussi fait un geste en direction des fonctionnaires de la police, de l'armée, de l'éducation et de la santé. Les réactions ont été fortes dans la capitale et la cité-dortoir de El Alto mais aussi à Santa Cruz et Potosi. Les enseignants et le personnel de la santé ont promis qu'ils ne se désolidariseraient pas de leurs concitoyens malgré le rehaussement du salaire minimum de près de 20% alors que l'armée et la police qui ont bénéficiaient des mêmes largesses étaient pris pour cible par les manifestants. Ces derniers n'ont pas hésitaient à affirmer qu'il s'agissait là d'un cadeau afin de leur donner plus d'ardeur dans la répression. Ce que nous avons vu ne nous permet pas d'affirmer que la répression policière soit évidente et les militaires s'affairent à protéger et acheminer les travailleurs qui ne peuvent pas ou ne veulent pas se permettre la grève. Nous avons par contre eu l'occasion de voir des manifestant s'en prendre à des automobilistes qui voulaient aller travailler et invectiver les chauffeurs de bus ne faisant pas grève.
Les médias sont partagés sur l'utilité d'une telle mesure. Ce qui la trouve justifiés pensent par contre qu'il aurait été bon d'échelonner les augmentations de l'essence.
Après réflexion, je pense qu'il est possible d'exploiter les ressources en hydrocarbure du sol bolivien et de les vendre à juste prix aux locaux. Le choix de vouloir aligner l'essence sur le marché international qu'on sait spéculatif va un peu à l'encontre de la politique d'Evo Morales et c'est ce que pense les boliviens interroger par les différentes télévisions sans pouvoir l'exprimer de manière aussi claire.

mercredi 29 décembre 2010

Potosi

Paris dienas atpakal mes apmeklejam pasaules augstako pilsetu Potosi. Pilsetu 16.gadsimta dibinaja spani. Pateicoties Cerro Rico (tulkojuma - Bagatais kalns) atrastajiem derigajiem izrakteniem taja laika Potosi bija visvarenaka pilseta Dienvidamerika. Te vini ieguva sudrabu, alvu un citus derigos izraktenus. Klist pat legendas, ka taja laika ielas tika brugetas ar sudrabu.
Pateicoties tam seit tika kalta ari Dienvidamerikas un Spanijas nauda.
Sobrid Cerro Rico ir gandriz izsmelts. Potosi vareniba ir pazudusi. Ielas var just tas nabadzibu. Neskatoties uz to te ir saglabajusies skaista arhitektura no spanu laikiem. Te vini to deve par kolumbiesu laiku stilu. Centra ekas dzeltenigas nokrasas.
Neskatoties uz to, ka te vairs nav varenie derigie izrakteni, tik un ta Cerro Rico raktuves strada ap 10 000 viru. Ta viniem ir iespeja pabarot savas gimenes.
Man bija iespeja apmeklet vienu no raktuvem. Raktuvi apmekleju ipasi organizeta turistu grupa, kura bijam astoni, pieci - braziliesi, divi argentiniesi un es. Ta ka tas bija 24.decembra rits, raktuvju darbinieki bija beigusi savu darbu un mazliet "iesildijas" pirms dosanas pie savam gimenem. Mus pie raktuvju ieejas sagaidija viens no vecakajiem darbiniekiem (ap 45-50 gadus vecs), kuram raktuves ir 30 gadu pieredze. Tas ir neparasti liels vecums taktuvju darbiniekam, jo parasti sie viri raktuves pavada ap 20 gadiem un mirst jauni. Tas tapec, ka raktuves nav ventilacijas, tiek stradats vel pec vecam, pirmatnejam metodem, te ir daudz indigu putekli, kas saed viru plausas (saslimst ar cilikozi) un nomirst. Viri apzinas to, ka viniem nav ilga dzive, tacu vini ir lepni budami raktuvju darbinieki.
Raktuvju darbinieks mums paskaidroja, ka vini kozla koka lapas, kuram ir vairakas labas ipasibas:
1) tas mazina izsalkumu (vini ieiet atradnes no rita un tas pamet velu vakara)
2) dod energiju
Un ja manas spanu valodas zinanas mani nemaldina
3) koka lapas ir ka filtrs pret putekliem
4) un noder ievainojumu dziedinasanai
Pasas atradenes mes bijam tikai pirma limena dziluma, jo ta ka viriem briva diena, vini bija aizslegusi savas darba telpas. Tapec nepiedzivoju kapalasanu pa saurajam, neertajam un bistamajam ejam. Un neredzeju stradajam darbiniekus, ka tas notiek parasti. Gids man teica, ka sobrid Cerro Rico virsotne ir izsmelta, tapac viri rokas arvien dzilak. Sobrid kalna jau ir 16 limeni dziluma. Katrs limenis ir ap 45 metriem. Jo dzilak iet, jo karstak. Pasa dziluma gaisa temperatura sasniedz pat 45 gradus.
Toties iepazinos ar raktuvju darbinieku pielugsmes dievu Tio, kas ir raktuvju nelabais. Spanu laika so statuju radija spani, kad vietejie indiani atteicas stradat raktuves. Spani teica, ka, ja vini nestradas, tad Tio vinus sodis. Lai cik divaini, tacu vel joprojram viri pieludz Tio. Tie vinam davina koka lapas, alkoholu un cigaretes. Vini patiesam tic, ka sis davanas pasarga vinus no nelaimes gadijumiem un palidz atrast vairak izraktenus.
Vinu ienakumi ir atkarigi no atrasto izraktenu daudzuma. Vini strada kooperativos. Lidz ar to vinu darba laiks nav noteitks. Viss ir atkarigs, cik daudz viniem taja bridi ir naudas. Vini var stradat 8 stundas, 16 vai pat 24.
Piektdienas vakaros vini svin nedelas nogali. Sasezas ap Tio, apdavina vinu. Un dzer 95 gradus stipro alkoholu.
Darbs raktuves ir smags, netirs, puteklains, bistams un nevesligs. Gruti iedomaties visu muzu pavadit pazeme, bez saules, esot visu laiku mundruma, lai izvairitos no nelaimes gadijumiem. Pec tam staigajot pa Potosi ielam, veroju vietejos iedzivotajus. Domaju par visam citam profesijam, kuras ir labakas par stradasanu raktuves, tad jau labak stradat veikala par kasieri, apsargu, autobusa soferi utt. Potosi ielas var redzet vecas vientulas sievietes. Vinam vairs nav dzives pavadona.
Noteitki iesaku noskatities filmu "The devil´s miners". Si filma stasta par kadu 14 gadus jaunieti, kas jau 4 gadus strada sajas raktuves Potosi.

mardi 28 décembre 2010

Le Gasolinazo vu de Sucre : vers une grève générale en Bolivie ?

Le gouvernement Bolivien vient d'annoncer la suspension des subventions destinées à maintenir les prix de l'essence particulièrement bas depuis 6 ans. Il en a résulté une augmentation de 57% de l'essence et de 82% du diesel. Cette subvention était à double tranchant puisque d'un côté elle permettait de conserver des prix bas pour les gens les plus modestes, encore que ceux-ci ne soient pas doter de voiture particulière mais d'un autre côté elle encourageait la contrebande avec les pays voisins où l'essence est faiblement taxée et décourageaient les compagnies pétrolières intéressées pour exploiter les gisements boliviens. En effet, le baril était maintenu à un prix virtuel de 27US$ sur le marché bolivien alors qu'il s'échange autour de 93US$ sur les marchés internationaux. Les aides accordées coûtaient 380 millions de dollars américains (287 millions d'euros) que le gouvernement entant bien utiliser de différente manière. Le vice-président Alvaro Garcia Linera a estimé que cet argent devait rester en Bolivie plutôt que de s'échapper vers le Pérou, le Brésil, l'Argentine ou le Chili.

Cependant, les marchands et transporteurs privés n'ont pas hésité à augmenter les prix aux particuliers de 25% à 100% en laissant entendre que cela est dû à la hausse subite des prix du pétrole. Hors, il faut relativiser même dans le cas du transport, l'achat de carburants ne représente pas 50%. Même dans ce cas, l'augmentation justifiable peut atteindre 41%. Les habitants de Sucre se sont donc retrouvés au supermarché dimanche soir pour faire main basse sur le pain, l'huile et les autres produits qui font l'objet razzia lors de blocage du transport routier en France aussi. L'autre conséquence a été d'énormes files d'attente aux stations-services.
Les nouveaux prix ne reflètent pas la véritable augmentation du coût qui se situe autour de 7% pour la majorité des produits et autour de 25% pour le transport selon Luis Arce, ministre de l'économie.
File d'attente à une station service
de Sucre

La Central Obrera Boliviana (centrale ouvrière bolivienne) a annoncé, par la voix de son secrétaire général de Felipe Machaca la tenue d'une réunion exceptionnelle hier soir à La Paz et des assemblées consultatives des différents regroupement locaux pour voir comment faire abroger la loi qu'elle juge à l'encontre des plus démunis et particulièrement des chômeurs.
De son côté, Daniel Sanchez, président de la Confédération des Entrepreneurs Privés de Bolivie, a jugé qu'il s'agissait là d'une recette du FMI qui pousse à augmenter les prix du pétrole.
Pour l'heure, à Sucre, les voies de transport routier sont bloqués par une grève générale et illimité dans le transport routier. Ce blocage ne semble pas s'être étendu au secteur aérien où une majorité de vols sont assurés mais l'appel à la grève générale pourrait être émis entraînant un blocage total du pays.

Article sur la politique énergétique de la Bolivie

lundi 27 décembre 2010

Plus de sel, ni d'argent mais du Sucre

Pour faire plaisir aux adeptes de mes jeux de mots pourris, j'ose en faire un comme celui-ci. Nous avons en effet quitté Potosi pour Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie.
Avant de quitter la ville la plus haute du monde où nous avons célébré Noël, Nora a visité les mines de la ville, je n'y ai pas été pour les raisons énoncées dans le précédent billet. J'ai profité de ce temps pour créer une carte de notre itinéraire que vous pouvez voir sur la droite. Je ne peux pas dire que nous ayons vraiment fêter noël puisque l'ambiance n'y était pas vraiment et l'auberge n'avait rien organisé en ce sens. Nous avons fait un dîner en tête à tête avant de partir nous coucher assez tôt car fatigués par l'altitude. Les mineurs, leurs familles et les autres habitants de Potosi ont fêté à grand coup de feux d'artifice l'anniversaire de la naissance du Christ qui est dans ce pays fortement catholique une des plus grandes fêtes. Il est d'ailleurs intéressant de noter à ce sujet que les sud-américains prient beaucoup plus la vierge si on en croit le nombre de représentations du fils et de la mère.
Nous avons profiter du calme relatif du jour de noël et de l'acclimatation qui permet de ne pas être à bout de souffle après quelques pas pour pousser un peu notre visite de la ville. Nous avons fait l'expérience de la sollicitation active d'un enfant pour recevoir de l'argent. Jusque là, nous avions été abordés en bons gringos par des enfants ou des femmes voulant nous vendre des choses ou simplement de l'argent mais cette fois-ci, le gamin me tenait par le bras et tirant sous le regard de sa mère et je n'ai pas vraiment su comment réagir. Les diverses histoires entendues auprès d'autres voyageurs m'ont fait craindre l'approche d'un pic-pocket en herbe et j'ai tant bien que mal passé mon chemin. Cependant, l'insistance de ce gamin m'a troublé au point d'y réfléchir pendant un bout de temps. Nous savons que nous sommes dans un des pays les plus pauvres du monde mais cela donne quand même à réfléchir, surtout quand on a entendu dire que certains parents utilisent les enfants pour détourner l'attention pendant qu'un personne agile fait main basse sur des objets de valeurs. C'est ce qui s'est passé pour un couple de français rencontrés à San Pedro de Atacama. Mais il est impossible de ne pas penser que l'enfant poussé au désespoir en ce jour de noël ne tente pas le tout pour le tout avec des gens qu'il sait potentiellement riches. Nous avons ensuite assisté à une dispute en règle dans un cyber-café entre deux employées et une cliente a priori insatisfaite ou ne voulant pas payer. Étant de dos, je n'ai pas vraiment compris ce qui se passait mais après l'épisode de l'enfant, cela faisait beaucoup. La cliente est finalement partie sans payer et en éclatant un téléphone portable d'une des employées et avoir proféré force de gros mots. Cependant, la personne qu'elle avait appelée a donné son identité et je crois que le gestionnaire de la boutique a porté plainte. En gros, un jour de noël un peu bizarre.
Ce matin, nous avons visité la fabrique de monnaie de Potosi qui fut une des plus importante du monde à l'époque coloniale. A cette époque, le minerai extrait du Cerro Rico était traité sur place et la monnaie frappée de même. La visite est intéressante pour se replonger dans l'univers un peu fantastique de la course vers l'or dans les Andes, de l'acheminement parfois dangereux vers l'Europe et de l'accès à l'indépendance de la Bolivie qui passera par l'adoption de sa propre monnaie. Les salles immenses accueillaient des centaines de travailleurs sur lesquels on ne sait finalement pas grand chose. Mais que ce soit aux fourneaux dans lesquels étaient coulé les lingots de 25 centimètre de long sur 5 de large et de hauteur aux presses qui servaient à obtenir une fine couche d'argent dans lequel étaient découpés les pièces avant d'être frappées, on imagine qu'il y avait toute une foule pour faire marcher cette fabrique 24 heures sur 24.
Nous avons ensuite pris le bus vers Sucre qui se démarque considérablement de tout ce que nous avons pu voir en Bolivie. Contrairement à Uyuni ou Potosi, la ville de Sucre est propre et peuplée principalement de descendants de colons. Les descendants d'indigènes sont pour beaucoup vendant des babioles à même le sol ou mendiant de l'argent à la sortie du seul supermarché de la ville. Les bâtiments abritant les organes du gouvernement n'ayant pas été transférés à La Paz rappelle le style art nouveau que l'on voit à Riga situé au milieu des églises et autres constructions de l'époque coloniale. L'altitude étant moindre, les environs sont consacré à l'agriculture et les paysages sont également formidables. 
Demain, nous profiterons de la journée pour monter au sommet d'une colline qui surplombe la ville et visiter un musée d'art textile indigène que Nora veut voir à tout prix.

La fameuse quiche de noël préparée avec les moyens du bord

Potosi vue de haut

Nora part à la mine et en a une bonne

Les dos d'ânes n'ont pas disparu malgré l'asphalte refait à neuf

Les montagnes ont parfois des formes bizares
Tower bridge

Le clocher de la cathédrale de Potosi

vendredi 24 décembre 2010

Salar de Uyuni

Tiesi pirms Ziemassvetkiem mes ieradamies Bolivija. Veicam braucienu no Ciles pilsetinas San Pedro de Atacama cauri tuksnesim, Uyuni sals lidzenuma lidz Bolivijas Uyuni pilsetinai. Ja kads apmekle kadu no Bolivijas kaiminvalstim, iesaku veikt so braucieni, jo tas noteikti bija mans labakais piedzivojums Dienvidu Amerika. Vel joprojam lidinos pa makoniem no brauciena un Bolivijas iespaida. Ja, iespejams, Bolivija ir viena no nabadzigakajam pasaules valstim, tacu daba seit ir viena no skaistakajam.
Musu brauciens ilga tris dienas, un tas nebija viegls, jo no divi tukstosi metriem aizvirzijamies lidz cetriem tukstosiem. Tas nozime, ka organismam japierod pie mazaka skabekla daudzuma, un organisms var uz to reaget. Mans pirmais vakars nosledzas ar pamatigam galvas sapem un vemsanu. Ta ari nesapratam, vai ta bija augstuma slimiba vai tikai saules duriens. Tacu pec kartigas koka tejas un gulesanas nakamas dienas vairs nejutu ne galvas sapes, ne sliktu dusu. Tikai esot tik augstu mazliet piepuloties, jutu, ka trukst elpas un ir slabums muskulos.
Tacu pats brauciens bija ka pasaka! Vispirms mes parvarejam Ciles un Bolivijas robezu. Robezas darbinieks, parbaudot manu pasi, protams, isti nesaprata, kas ta tada Latvija ir, tacu redzot, ka tur jau ir kaminvalstu zimogi, bez vilcinasanas iespieda Bolivijas zimogu un es laimigi vareju sakt celojumu Bolivija.
Vispirms braucam cauri tuksnesim. Tas nav lidzigs Saharas tuksnesim, vairak gan tads akmenains ar nelieliem augiem. Brauciena sakuma mus pavadija skats uz Lincacabur vulkanu, ko loti labi var redzet no zala ezera Laguna Verde.

Dienas karstakaja bridi, kad saule pamatigi cepinaja, devamies peldeties karsta avota. Karstums mums bija no abam pusem. Un dienu nosledzam ar geizeru apskati. Tie bija dazadas krasas, burbuloja karstaja saule. No daziem naca ari dumi ara un nepatikama smaka, kas nak no serundenraza, kas ir geizera sastava.

Otraja diena mus tuksnesa vidu parsteidza divainas formas milzigi akmeni. Tie tika nosaukti Salvadore Dali varda. Divaini, skaties kur gribi ir tuksums, bet tur tuksuma vidu sie milzigie akmeni. Pa tiem pakapalajam, tacu daudz ne, jo katrs kapiens prasija pamatigu piepuli.

Pec tam mes apskatijam dazadus ezerus, apkart tiem paveras debeskigas ainavas. Klusums, kalni un karstums. Vienigie troksnotaji bijam mes - turisti un sarkanie flamingo. Bija pasakaina sajuta, sedet un skatities ainavu un flamingo un sadzirdet, ko tie saka viens otram. Tie nelikas trauceti par turistu klatbutni. Tie nepartraukti ar galvu udeni mekleja partiku.
Saja nakti mes tikam laipni uznemti sals hoteli. Seit gan ir japiebilst, ta ka mes celojam pa tuksnesi, visu laiku tika taupits udens. Sausas tualetes. Dusas par maksu utt.
Pedeja diena iesakas pus piecos no rita. Braucam pa Uyuni sals lidzenumu, lai skatitos saullektu. Pec tam Makskernieku sala ar milzigiem kaktusiem. Tur bija pat 1000 gadu vecs kaktuss. Tie augot 1 mm gada.
Pec tam sals lidzenuma devamies veikt dazadas smiekligas bildes.

Pa dienas vidu pusdienojam viena ciematina, kas partiek no turisma. Ciematins ipatnejs, nu, ja, tads vientuls tuksnesa vidu. Majas celtas no vieteja materiala -augsnes. Krsitofs ieraudzija ara krasni un velejas to nobildet, tacu, kad pienacam tai tuvak, pazuda apetite un fotografesanu, jo tur bija atstats un aizmirsts suna puskermenis. Brrr....
Pedejais apskates punkts bija Vilcienu kapseta. Seit rinda tika novietoti vecie nederigie vilcieni. Domaju, vai to uztvert ka muzeju vai vilcienu atkritumu vietu. Seit mani sokeja lielais atkritumu daudzums vairaku kilometru garuma. Ta nebija atkritumu izgaztuve. Vienkarsi tads stils izmest seit vecas nederigas lietas.
Ipaso noskanojumu radija ari musu gids, kas ir jauns boliviesu puisis. Vins daudz stastija par savo dzimteni un atbildeja uz musu zinkarigajiem jautajumiem. Ja, un vins mums teica, ka

kartigam bolivietim ir vismaz 10 bernu.









Mes potes aussi aiment Potosi

Nous avons quitté Uyuni et son salar par une route magique pour arriver à Potosi. Le bus bolivien est une aventure à lui seul. Il faut arriver une demi-heure auparavant pour que le chauffeur puisse charger les sacs sur les impériales et beaucoup de locaux et de gringos nous ont conseiller d'attendre que l'échelle soit retirée pour entrer dans le bus pour éviter les disparitions de bagages. Nous étions les seuls gringos et les gens montaient encore alors que le bus était plein. Certains s'assoient sur des sacs de patates remplis de vêtements et autres effets personnels et la majorité est habillée à la mode Quechua. Nous sommes loin des bus cama d'Argentine ou du Chili et de leur ambiance aseptisée. Ici, pas de films, pas de service à bord mais un arrêt dans un village perché dans la montagne pour manger dans une maison où la mère cuisine et la fille tient la caisse du haut de ses 8 ans. Cela l'entraîne au calcul mental même si quelques lacunes paraissent. Le bus fait semblant de repartir deux fois pour effrayer les retardataires. Les paysages sont tout simplement sublimes même si l'altitude est éprouvante à cause du manque d'oxygène. 
Nous sommes arrivé dans la ville minière de Potosi qui a fourni en or et en argent l'Espagne et par là l'Europe entière. Aujourd'hui, les mines sont peuplées de mineurs travaillant en coopérative pour extraire les quelques restes de minéraux de la montagne qui domine la ville. Beaucoup d'agences de tourisme proposent des visites de la mine où les mineurs majeurs sourient aux touristes contre des feuilles de coca ou des rafraîchissements. La plupart d'entre eux commencent à l'adolescence et travaillent jusqu'à 12 heures par jour. Il y a fort à parier que les galeries visitées par les touristes ne sont pas les pires et ne sont pas celles non plus où il est possible de croiser des mineurs mineurs. Pour cette raison et aussi à cause de ma gorge fragile, je ne ferai pas l'excursion mais Nora devrait descendre voir ce qui se passe dans les galeries où la chaleur atteint 45ºC et la poussière minérale est omniprésente et irritante pour les voies respiratoires. 
La ville de Potosi en elle-même vaut le détour. C'est une ville coloniale fondée pour l'exploitation des minerais enfouis sous le Cerro Rico qui domine la ville. Nous sommes dans une auberge situé dans une maison de l'époque coloniale avec deux cours intérieures. Les prix sont incroyablement bas comparés aux deux pays traversés précédemment surtout au marché. Les supermarchés n'existent pas forcément en Bolivie même dans une ville de la taille de Potosi nous allons donc au marché. Les échoppes y sont tenus par des femmes dans des habits de couleur et les prix y sont encore plus bas que dans les épiceries. Il faut cependant choisir ses fruits et légumes et éviter la viande ou le poisson qui restent la journée à l'air libre. Pour en revenir au style architectural de la ville, il faut s'imaginer d'abord une ville couchée sur une pente abrupte où les constructions dépassent rarement deux étages et dont les couleurs sont variées. Le centre-ville s'articule autour deux de places plantées d'arbres en gardant le plan orthogonal cher aux colons de tous pays. La difficulté réside dans l'ascension des pentes dont nous avions connu le désagrément à Ushuaïa mais en ajoutant le manque d'oxygène à plus de 4000 mètres d'altitude.
Nous passerons noël ici avant de partir pour Sucre dimanche et ensuite La Paz, Machu Pichu et Oxapampa où nous sommes attendus pour notre deuxième volontariat du voyage.
Je vous souhaite à tous un joyeux noël...
Une des montagnes sur la route

Une femme habillée à la mode locale

Une rue de Potosi avec le Cerro Rico
 Un geyser...